Traduction

Affichage des articles dont le libellé est Jean-Michel Fourgous. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jean-Michel Fourgous. Afficher tous les articles

vendredi 16 juin 2017

Stéphane D. , Trappiste, électeur de gauche : « le 18 juin, je vote Jean-Michel Fourgous ! »

Pour la première fois, depuis que j'ai atteint l'âge de voter, j'accorde mon suffrage à un candidat de droite aux élections législatives. Il s'agit du maire d’Élancourt, par ailleurs Conseiller départemental des Yvelines et vice-président de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, l'ancien député de la circonscription, Jean-Michel Fourgous. A une époque où l’on tient à conserver à tout prix une image progressiste, de gauche, en ayant peur d’avoir « mauvaise réputation », d’être catalogué comme un « nouveau réactionnaire » ou un suppôt de l’extrême droite, suis-je en droit de faire valoir ma liberté de penser et mon autonomie de jugement ? En effet, je crois que le candidat LR Jean-Michel Fourgous à un avantage indéniable sur la candidate de La République En Marche au second tour de la législative de Trappes, comme il l'avait au premier tour sur l'affranchi socialiste Benoît Hamon : il s'inscrit dans le camp d'un « progrès » qui n'est pas synonyme d'un « changement » sans but ni sens. Voici, en quelques mots, ce qui me permet de le dire.


Mettant un zeste de philosophie dans mes propos, je me rallie à Fichte qui, fort justement, disait qu'on n'a pas le droit de présupposer la bonté et la perfection de l'homme. Sa réflexion m'invite à ne pas décharger sur les autres les conséquences de ma propre action. Je prend dès lors, le parti de le rappeler : Jean-Michel Fourgous n'a pas craint de faire retirer son nom en 2007, d'un document qui proposait de rétablir la peine de mort pour les auteurs d'acte de terrorisme. A l'heure où, dans la famille socialiste, on jaspine sur la responsabilité de Hollande, de Valls ou des « frondeurs » face à l'effondrement du parti, n'est-il pas rassurant de voir un homme politique se reconnaître des défaillances communes avec les autres hommes en admettant qu'il s'est trompé ? Ainsi, Jean-Michel Fourgous ne veille pas sur la flamme d'une pure doctrine droitière afin qu'elle ne s'éteigne pas ; il se présente aux électeurs en homme responsable.

A propos de flamme, quittons l’Allemagne et ses philosophes pour regagner la France dont le peuple dit-on, est plus littéraire que celui des concitoyens de Martin Luther. Certes, Jean-Michel Fourgous est l'auteur de six livres qui ne relèvent ni du romans ni de la poésie ni des humanités. Il n'en n'est pas moins le partisan d'une économie de combat qui a fait dire à François Rabelais « les nerfs des batailles sont les pécunes ». Pour l'ancien député, il existe une bataille à remporter, celle de l'emploi ; elle doit se gagner en prêtant judicieusement du risque à l'épargnant et au contribuable argenté. Dans la loi du 26 juillet 2005 pour la confiance et la modernisation de l'économie, Jean-Michel Fourgous est l'auteur d'un amendement phare. En quelques mots, je dirai que cet amendement permet de faciliter aux gros épargnants un engagement dans des placements à risques, c'est-à-dire composés de 20% au moins de fonds risqués en actions d'entreprises. De même, il est à l'origine de l'amendement de la loi TEPA de 2007, lequel permet au contribuable assujetti à l'ISF, de diminuer une partie de son impôt en investissant au capital d'une PME. Cette mesure a permis à 73 249 contribuables d'injecter 660 millions d'euros dans le capital des PME en 2008. Jean-Michel Fourgous cherche donc les moyens de renouveler le financement de l'économie, il veut poser des actes qui comptent face au mal du temps, le chômage. 

Luther, Rabelais et les pécunes me conduisent à la Renaissance, laquelle mène à l'Italie. Enjambant les âges, je salut la mémoire de Carlo Rosselli, socialiste, antifasciste italien, assassiné en 1937. « Le socialisme, disait-il, c’est quand la liberté arrive dans la vie des gens les plus pauvres ». Les élèves et les parents d'élèves des quartiers populaires le savent-ils ? Quand un établissement scolaire se dote d'appareils numériques pour les classes ils le doivent en partie à Jean-Michel Fourgous. Notre candidat à la députation est l'auteur d'un rapport sur la modernisation de l'école par le numérique que, le 25 août 2009, lui commanda le premier ministre François Fillon dans le cadre d'une mission auprès du ministre de l'Education nationale, Luc Chatel. Les conclusions dudit rapport on fait leur œuvre dans les collectivités préoccupées par l'instruction de nos enfants. Le savent-ils encore ? Jean-Michel Fourgous est un maire actif contre la réforme des rythmes scolaires. L'élu a ainsi rassemblé autour de lui un collectif de maires contre ladite réforme. Alors ministre de l’Éducation nationale, Benoît Hamon a donc dû autoriser un assouplissement dans la mise en œuvre des nouveaux rythmes scolaires, un assouplissement qui n'a pas marqué la fin du combat du maire d'Elancourt, Jean-Michel Fourgous : le 18 mai 2015, le Syndicat des Inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN) dresse un bilan négatif de la réforme devant l'Inspection générale de l’Éducation nationale (IGEN) !


En résumé de mes propos ci-devants, la vérité, la réalité et l'idéal donne figure à un homme de droite qui, beaucoup plus que ne voudrait le reconnaître l'homme de gauche, met l'homme au centre de ses préoccupations. Ses engagements témoignent du débat permanent des mouvements libéraux et néo-gaullistes qui constituent la droite républicaine. On pourrait ainsi dire que chez Jean-Michel Fourgous il y a autant le désir de moderniser la France, qui fait de lui un gaulliste libéral, que le refus de voir la société comme nécessairement porteuse de progrès, qui fait de lui un républicain conservateur. Ainsi, peut-on signaler que dans la ville du premier ministre Edouard Philippe, le Havre, Léon Gambetta tint le 18 avril 1872 un discours qui satisferait certainement Jean-Michel Fourgous : « … il n'y a pas de remède social, parce qu'il n'y a pas une question sociale... Il n'y a pas, je le répète, de panacée sociale, il y a tous les jours un progrès à faire, mais non pas de solution immédiate, définitive et complète. » Pour mémoire, je le rappel, en 1872 le projet de la République sociale n'avait encore pris ni ses marques ni son envole, il est alors amusant de souligner que le « Jaurès d'avant Jaurès », dont la statue a été érigée à Trappes par le maire Guy Malandain, sous l'égide de Benoît Hamon, défendait justement la politique de Gambetta. Au titre de quelle expertise locale devrais-je dès-lors faire barrage à Jean-Michel Fourgous à la législative de Trappes ? Je n'en vois guère que des sectaires qui, faces au raz de marée du mouvement d'Emmanuel Macron aux élections législatives, font oublier le mot de Pierre Mendès-France, le moins gaullien des figures tutélaires de la gauche : « un plébiscite, ça se combat ». Le 18 juin, je voterai donc pour Jean-Michel Fourgous et sa suppléante centriste, Sonia Brau première adjointe au maire de Saint-Cyr-l'Ecole et conseillère départementale des Yvelines.

lundi 1 mai 2017

Le 7 mai et le 11 juin 2017, je voterai contre l'extrême droite de Marine Le Pen.

On dit que les voleurs de grands chemins demandent « la bourse ou la vie » à ceux qu'ils attaquent. C'est ainsi du moins qu'ont les faits parler au théâtre ; c'est ainsi au moins que Marine Le Pen voudrait séduire les électeurs : « Contre la droite du fric et la gauche du fric, je suis la candidate de la France du peuple », la bourse ou la vie ! Comme un éclair sur mon vote du second tour de l'élection présidentielle le 7 mai prochain, je retranscris l'allocution que m'autorisa la sénatrice PS des Yvelines Catherine Tasca alors ministre de la culture de Lionel Jospin et député suppléé à l'Assemblée nationale par le maire de Trappes Guy Malandain. Ainsi, au matin du 1er mai 2002, contre le candidat du Front national à la présidentielle, Catherine Tasca convoqua les forces locales « de progrès » à la base de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines. Jacques Pastrie, responsable local du mouvement de Jean-Pierre Chevènement, m'y présenta au titre de « jeune de Trappes » non sans malice ; j'avais 34 ans mais à ses yeux l'espoir indéfectible que le peuple ne succombe pas aux sirènes qui se profilaient alors.A l'adresse des jeunes générations, je le rappelle pour mémoire, l'éviction du premier ministre socialiste Lionel Jospin par le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen, au premier tour de l'élection présidentielle, fut « comme un coup de tonnerre » le 21 avril 2002. Il s'en est suivi, contre le candidat d'extrême droite, l'une des manifestions les plus importante du 1er mai à Paris et en province. Ce mouvement populaire présagea la victoire écrasante du président de droite sortant Jacques Chirac, au second tour de l'élection présidentielle, par 82,21 % des suffrages le 5 mai.


Mon allocution au meeting Catherine Tasca de la base de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines, le 1er mai 2002.


« L'heure est au rassemblement pour dire encore une fois notre conviction : il n'y a pas de commune mesure entre l'idéal républicain et l'extrême droite.

Tout ne se vaut pas !

Des milliers de citoyens l'on rappelé le 21 avril 2002. 

Il y sont parvenus en nous faisant éprouver un sentiment que sans doute éprouvent-ils eux-mêmes tant leur choix politique semble démontrer qu'ils sont acculés.
Ce sentiment est la honte.
Nous en sortirons quand les thèses de l'extrême droite ne seront plus à l'esprit de nos concitoyens qui vivent en milieu populaire.
J'aimerais pouvoir les convaincre d'abandonner ces thèses en deux mots : mouvement social.

Peut-être me comprendront-ils mieux si j'en appel au témoignage d'un citoyen d'un pays qui a connu la pire des expériences d'extrême droite, l'Allemagne.

Écoutons le :

« L’Allemagne ne connaît pas le droit à la révolte, action qui est tout de suite considérée comme un acte criminel.
Cette révolte qui a souvent été le moteur de transformations sociales, cette possibilité de révoltes sociales, a été refoulée à cause du national socialisme, cette monstruosité qui a culminé à Auschwitz.
Ainsi, nous avons une démocratie sans histoire de luttes pour la démocratie, ce qui veut dire sans histoire de confrontations sociales.
L'Allemagne a toujours besoin d'un consensus. »

Ces propos sont de Joska Fischer, leader des Verts allemands et actuel ministre des affaires étrangères du gouvernement Shröder.

Ces propos me donnent envie de dire aux classes populaires, qu'un pays qui arrive à sortir de l'expérience de l'extrême droite reste longtemps terrorisé par la moindre revendication sociale et politique.
Ils me donnent envie de leur dire encore que si en tant que co-souverains de la République ils ont, par le suffrage universel, le pouvoir d'attirer l'attention de leurs concitoyens, ils ont aussi la liberté de ne pas choisir la politique du pire.
Nous devons enfin leur dire que s'ils n'ont plus confiance en nous, gens de gauche, nous nous avons toujours confiance en eux.
Car nous savons qu'ils sont à l'origine de nos convictions, qui, toujours, nous feront espérer pour eux cette force qu'évoquait le poète Lamartine.
Comme ce grand ancêtre de la République, nous savons que cette force permet aux petits de dire aux puissants, droit dans les yeux : « Tu as un jour pour être juste, moi j'ai l'éternité. » »


Épilogue : 


Jean Jaurès l'a dit : « Créer la démocratie en la dépassant a été, durant un grand siècle tourmenté et fécond, l’œuvre de la classe ouvrière. »
Par fidélité à ce que j'ai pensé et dit il y a quinze ans, je voterai pour Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle de 2017 comme je le fis pour Jacques Chirac en 2002 ; une position qui me fait prendre congé de Jean Lassalle dont la décision de voter blanc confine à l'oubli la pensée la plus concrète comme celle de Jacques Ellule : « Aujourd'hui (…) la loi de la politique est l'efficacité. Ce n'est pas le meilleur qui gagne, c'est le plus puissant, le plus habile. » Marine Le Pen me semble trop habile et trop puissante pour que je m'évite de voter pour son adversaire le 7 mai prochain.
Il se trouve néanmoins, en ce printemps 2017, que les mouvements libéraux et néo-gaullistes de la droite républicaine volent au secours de la démocratie française voulue par la classe ouvrière. Comme pour offrir un troisième tour à l'élection présidentielle j'accorderai mon suffrage au candidat de cette droite républicaine à l'élection législative de juin, Jean-Michel Fourgous.
En effet, l'extrême droite de Marine Le Pen doit trop de sa vigueur à la gauche de Emmanuel Macron et de Benoît Hamon qui, en inaugurant une « troisième voie », est devenue le pompier-pyromane de la démocratie. A ce propos, je livre un extrait saisissant du journal suisse Zeit-Fragen en 2010, qui évoque cette gauche et l'inspirateur de sa « troisième voie », le sociologue britannique Antony Giddens. Je cite : « Après la chute du Mur, les gauches européennes ne se sont guère manifestées. Puis elles se sont enthousiasmées pour la globalisation, pour la troisième voie d'Antony Giddens: on allait vers la « prospérité pour tous », surtout pour les habitants du Tiers Monde. Après une brève lutte, on en arriverait à un gouvernement mondial trotskiste. Le credo consistait à dissoudre petit à petit les États nations. On n'a pas demandé l'avis des peuples. On n'a pas dit non plus que cette évolution se produisait dans l'ombre et pour le compte de l'Empire. »
Ainsi, tout semble se passer comme si les idéaux de Marine Le Pen, de Emmanuel Macron et de Benoît Hamon devaient participer à cette étrange économie circulaire des idées où les uns produisent de mauvaises analyses dont les autres extraient le mécontentement afin de produire à leurs tours de mauvaises analyses... Je me rassure en me retournant vers Georges Pompidou : « Dans la vie des nations alterne la grandeur et la médiocrité. » Rien ne saurait donc être considéré comme perdu.