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lundi 13 juillet 2020

Le 13 juillet 1987.

En 1987, le 13 juillet tombait un lundi comme en 2020. A cette époque, le Président de la République française, François Mitterrand cohabitait, à la faveur des élections législatives de 1986, avec un premier ministre de droite, Jacques Chirac. Et il y a donc 33 ans, à quelques 2 000 kilomètres d'ici, naissait à Casablanca au Maroc, sous le règne de Hassan II, un certain Othman Nasrou. 

J'ai réuni ci dessous, à l'occasion de cet anniversaire, une petite collection de liens qui vise à souligner l'envergure de notre ami. Et, je l'espère, le montrera tel qu'il est : subtilement sensible aux autres comme, peut-être, un célèbre discours de François Mitterrand prononcé en 1987 à la Sorbonne ou la diplomatie de Jacques Chirac qui, 8 ans plus tard, deviendra Président de la République. Joyeux anniversaire ! 








Bonus : Wikipédia

vendredi 26 juin 2020

Othman Nasrou, de Trappes et de raison(s).




En deux expressions, les raisons qui m'ont poussé à bousculer pour Trappes, mes réflexes partisans de militant politique et syndical de gauche.

Municipale de 2014 : "La République attentive"

Municipale de 2020 : "L'appel du 26 juin"

L'appel du 26 juin.






Chers Trappistes, 

Trappes est notre petite patrie et a besoin de nous pour fermer la parenthèse d'un mouvement d'ambition parisienne qui, dans le circonscription, n'a servit personne et même pas lui-même. 
Notre vote, dimanche prochain, sera l'unique occasion de dire « non-merci, j'ai déjà donné » à ce mouvement dont les postures infécondes démontrent que son nom est déjà une promesse qui ne peut pas être tenue : « Génération.s ! » 

A celles et à ceux qui en douteraient encore, je rappelle la situation inextricable dans laquelle ce mouvement nous met tous : 
ou bien nous votons Othman Nasrou et il nous reproche de choisir le candidat de la droite ; 
ou bien nous votons Guy Malandain et il nous reproche de choisir le candidat de Macron ; 
ou bien nous ne votons pour personne et il nous reproche de céder au dilemme qu'il a lui même énoncé : « combattre ou trahir »

Ce dilemme de Guillotine, de mort, doit nous rappeler les mots que Guy Malandain a prononcé un jour : 
« A tout problème de la vie entre les hommes, il y a toujours une réponse de guerre et une réponse de paix. 
Il faut évidement choisir la réponse de paix, même si c'est la plus difficile. » 

Dimanche prochain, le 28 juin, nous devons choisir la réponse la plus difficile, celle du large rassemblement, celle de l'union locale, celle d'Engagement Trappes Citoyens dont Othman Nasrou est la pierre angulaire et Mustapha Larbaoui la clef de voûte. 

Nous devons faire ce choix parce que les fractures éducatives, sociales, économiques, culturelles, démocratiques de notre ville ont besoins de réponses fortes, de réponses solides. 
Et ces réponses auront toutes leurs légitimités, leurs puissances, auprès de l’État, de la région, du département, de l’agglomération, si elle sont portées par une majorité municipale qui incarne les jours heureux de la démocratie française: 

des droites républicaines et des gauches démocratiques rassemblées pour faire front, front républicain devant l'adversité. 


Chers Trappistes, Trappes notre petite patrie ne vit pas en dehors du monde, en dehors du temps ; elle fait partie intégrante de la République Française et de son histoire. 
Et « Sans la nostalgie et sans l'attente du lendemain, que serait la vie ? » 

Bien à vous, bien à Trappes.



La République attentive (mars 2014).




Je me souviens de cette concitoyenne que le ministre Valls tançait devant les caméras de télévision. C'était à Trappes en juillet 2013. Nous assistions à un triste spectacle : un ministre socialiste envoyait au diable la meilleure tradition démocratique. Je parle de cette tradition où l'on reconnaît que la parole du premier venu contient toujours une part de vérité. La parole de notre concitoyenne ne contenait-elle pas cette part de vérité ? Ne rappelait-elle pas ce que l'actuel gouvernement doit aux Trappistes ?

En me remémorant cet incident, je pense à ce mot de Sacha Guitry qui, sûrement, parle à notre président de la République : « Être fidèle, c'est, bien souvent, enchaîner l'autre ». Les partis de gauche prétendent-ils s'enchaîner aux électeurs de Trappes pour gagner les élections ? Le président de la République a pourtant libéré les Trappistes. Je suis tenté de dire qu'il ne l'a pas fait par  Closer : il l'a fait par le manque de pugnacité de son gouvernement !

Le Parti communiste ne se prive pas de critiquer la politique économique du Gouvernement. Ils la qualifient  de « politique de droite ». Au Parti socialiste on ne fait pas mieux. Son aile gauche grogne vertement contre le « Pacte de responsabilité ». A l'occasion des municipales, tout est fait pour dissimuler ces dissensions. Ces deux partis politiques y ont intérêt. Le Parti socialiste ne peut pas se permettre d’amoindrir la crédibilité que lui laisse son statut sympathique de parti de « gauche ». Le Parti communiste nourrit l'espoir de conserver des mandats locaux qu'il ne peut gagner qu'avec l’habile connivence du Parti socialiste.

Cette connivence est habile mais trompeuse. Elle profite de l'habitude irréfléchie qui consiste à donner le Parti socialiste pour la gauche et à donner de la gauche au Parti socialiste. Elle équivaut à faire le jeu du « ni gauche, ni droite » au niveau national comme au niveau local. Sommes-nous alors engagés vers l'inexorable ? Les citoyens de ce pays sont-ils invités à confier les affaires publiques à ceux qui contestent le clivage gauche-droite ? Je parle bien sûr du Front national. Contre le Front national le courant dominant à gauche se borne à « scruter tous les « dérapages » des forces conservatrices afin de pouvoir les accuser de « faire le jeu de l'extrême droite » ». Pourtant, cette tactique « équivaut à accepter que [l'extrême droite] devienne peu à peu maître du jeu », comme le souligne l'excellent Serge Halimi.

Benoît Hamon, dont je fut partisan, au Parti socialiste, de ses courants « Nouveau parti socialiste » puis « Un monde d'avance », peut-il contredire cette analyse ? Je me souviens de son livre de 2011, « Tourner la page. Reprenons la marche du progrès social ». Il y emploie une formule dans laquelle je reconnais mon engagement syndical : le « dilemme de la gauche : combattre ou trahir ». Son gouvernement ne combat pas. La municipalité sortante qu'il a rejoint préfère, depuis son accession à la majorité municipale en 2001, la promotion immobilière à la promotion sociale des habitants.

Cela ne doit pas être un obstacle pour Benoît Hamon. Pour cet animateur de l'aile gauche du Parti socialiste, la rupture est toujours remise au lendemain. Une fois que lui sera retirée sa fonction gouvernementale, il retrouvera sa place à l'Assemblée nationale au côté de ses autres camarades socialistes...

Prenez y garde ! Les dirigeants socialistes et apparentés de ce pays n'ont pas la force de dresser le constat de Barack Hussein Obama. Pour le président démocrate des États-Unis d'Amérique « l'inégalité constitue le problème-clé de notre époque ». Que faire quand, comme moi, on est un sympathisant de gauche ? Soutenir la gauche comme on soutient une équipe de sport plutôt qu'une autre ? Se mettre en retrait de la vie municipale comme je le fais depuis 2008 ? Trappes, notre « petite patrie », présente tous les symptômes d'une ville malade de ses dirigeants socialistes et apparentés ; devant ce constat cruel j'ai rejoint, dans une démocratie qui évolue sous la loi suprême du suffrage universel, la liste conduite par Othman Nasrou.

Certes, Othman Nasrou est soutenu par l'UMP, l'UDI et le Modem mais, à tout le moins, son appartenance à aucune de ces formations politiques garantit-elle aux électeurs de Trappes de ne plus être considéré comme la « chair à canon » électorale d'une gauche qui ne sait plus où elle habite. Sereinement, Othman Nasrou m' encourage à réclamer une République attentive à nos difficultés de Trappistes par la définition de mesures sociales, éducatives, juridiques, fiscales et économiques qu'avec mon complice, Kamal Benmarouf, j'ai âprement discutées.

Sans doute savons-nous que les habitants de Trappes empruntent chaque jour la rue qui porte le nom de Jean Jaurès. Cette figure tutélaire de la République appartient à toutes celles et à tous ceux qui estiment qu'elle a encore quelque chose à nous dire. En cette « année Jaurès », j'ai rejoins la liste d'Othman Nasrou avec en tête la parole du grand homme : « La méthode essentielle du prolétariat doit être celle [qu'avait] esquissée [le marxisme] : la méthode complexe d'une classe à la fois très vivante et très âpre qui se mêle à tous les mouvements pour les ramener sans cesse à sa propre fin ». Avec l'opposition formée par Othman Nasrou, je veux croire que la politique municipale sera ramenée au propre intérêt des Trappistes, de tous les Trappistes.

(source : Trappes de ma fenêtre)

vendredi 14 juin 2019

Le Trappes d'après, un nouvel espoir !

Cette première infographie a pour objet de dire haut et fort que Othman Nasrou est le candidat de celles et ceux qui pensent que Trappes a besoin d'un nouveau souffle. 
D'autres devraient suivre.




Trappes Citoyens sur le web : http://www.trappes-citoyens.fr/


mercredi 26 décembre 2018

Séance de rattrapage

La politique rend-elle les hommes meilleurs ? 
Depuis Le Prince de Machiavel on sait que la politique ne court pas après la perfection des individus, elle cherche plutôt à renforcer l'influence des gens de pouvoir même si cela doit se faire au détriment de l'intérêt général. 
Devant ce fait, on doit se féliciter de vivre en démocratie « le pire des régimes, à l’exception de tous les autres » où le premier devoir du citoyen est de s'informer. 
A ce propos, voici une sélection de billets et de communiqués qui posent en filigrane, sur l'action des «princes» de Trappes, la question suivante : « qu'avons-nous fait pour mériter ça ? » 



Le Maire Guy Malandain, en colère...

Petit soldat Moussa.

Le vrai-faux accueil de réfugiés à Trappes.

Si l'OMS n'existait pas...

Vœux...

mercredi 19 décembre 2018

Allahu akbar

Voici le troisième billet de la série « 1382 », le nombre de caractères que la municipalité autorise, dans le magazine municipal, au groupe Trappes Citoyens.



16 décembre. A l'heure où l'on ne célèbre pas la messe dominicale des âmes méditent en l'église Saint-Georges de Trappes. « Louange à Allah, Seigneur de l'univers. / Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, / Maître du Jour de la rétribution. » 
Le « grand remplacement » a-t-il débuté ? Zemmour sera déçu, l'église s'est remplie d'âmes qui veulent discerner la divine condition des hommes ; elles assistent à la représentation de « Pierre et Mohamed. Algérie, 1er août 1996. » 
Pierre Claverie et Mohamed Bouchikhi sont morts assassinés. La pièce que leur consacre un père dominicain croise les sermons de Mgr Claverie avec les sentiments d'un algérien de 21 ans, son chauffeur. 
« La religion peut être le lieu des pires fanatismes, car les hommes habillent du divin leur soif de toute-puissance ou, plus simplement, leur bêtise, disait l’évêque d'Oran. Toutes les religions sont sans cesse exposées à devenir des instruments d'oppression et d'aliénation. Ne laissons pas l'Esprit étouffé par la lettre. Nous pouvons lutter contre ces dénaturations de la foi, la nôtre comme celle des autres, en maintenant le dialogue malgré les remous de surface et les apparents durcissements. Le dialogue est une œuvre sans cesse à reprendre : lui seul nous permet de désarmer le fanatisme, en nous et chez l'autre. » 
Dieu est une diphtongue ouvrante pour les bâtisseurs de la paix.

vendredi 30 novembre 2018

Café "grand maire".

Il conviendrait de féliciter Guy Malandain qui, ne cherchant pas à ménager sa peine pour Trappes, cultive l'art d'être "grand maire" : à 81 ans, il annonce à la presse locale, son intention de conduire une liste à la municipale de 2020. 
Il convient surtout de s'interroger devant la surprise de la majorité municipale qui à l'instar de Ali Rabeh, le 10e adjoint au maire, ne semble pas avoir été informé de l'intention de l'édile : jeu de dupe ou caprice d'un vieil homme ?
Afin de comprendre, je remet en avant la lettre ouverte, qu'avec mon condisciple du Trappes-Sqy-Blog, Kamal Benmarouf j'avais adressé en mars 2014 à Guy Malandain. Nous y dressions le parcours et la liste des actions politiciennes prévisibles du premier magistrat de la ville qui durant toute sa carrière a répété le même scénario de survie politique.
Comme le dit la publicité d'une marque de boisson amer "Grand-mère sait faire un bon café !", mais celle de Guy Malandain décidément, a la saveur du réchauffé !

Pour lire la Lettre ouverte à Guy Malandain, cliquez sur l'image.

 Lettre ouverte à Guy Malandain, Kamal Benmarouf et Stéphane Dumouchy, Trappes-Sqy-Blog, mars 2014





dimanche 4 novembre 2018

La bonne Étoile de PharmaCitoyen

1382. C'est le nombre de caractères que la municipalité autorise, dans le magazine municipal, au groupe Trappes Citoyens. Je reprend ce format pour donner à ce blog une série de 12 billets sur Trappes, ses habitants et sa municipalité. Voici le second billet.




L’Étoile sportive de Trappes est un bien commun. Au sens matériel, le sport qu'elle défend, le football, a engendré construction et modernisation d'équipements sportifs. Au sens moral, l’Étoile atteste que l'amour du ballon rond est porté par des valeurs qui le dépasse : elle rassemble 1000 licenciés et plus auxquels on peut ajouter les parents des joueurs enfants et adolescents, filles ou garçons, et les supporteurs. On ne flatte pas en disant que le football est aussi le rêve d'une gloire fructueuse.
Face au rêve intervient la volonté du président honoraire de l’Étoile, Mustapha Larbaoui et celle de son président, Abdelrazak Guessoum. Avec le concours des éducateurs du club et des bénévoles de l'association PharmaCitoyen, ils lient le football à l'enseignement. Ainsi, les U11 (cm1, cm2, 6e) sont engagés à un approfondissement scolaire qui peut-être obligatoire. De même, la curiosité des enfants est aiguisée, durant les vacances scolaires, par des sorties : Musée de la sécurité sociale, studios de télévision, Mémorial de l'abolition de l'esclavage, celui de Verdun... S'ajoute l'exemple de la convivance avec l'accompagnement, par les bénévoles de PharmaCitoyen, de patients et de personnes âgées isolées. Côte à côte, cette association et l’Étoile agissent pour la conjugaison des êtres dans la ville. Le bien commun est au service de l'intérêt général.

vendredi 19 octobre 2018

La soirée des réussites

1382. C'est le nombre de caractères que la municipalité autorise, dans le magazine municipal, au groupe Trappes Citoyens. Je reprend ce format pour donner à ce blog une série de 12 billets sur Trappes, ses habitants et sa municipalité. Voici le premier billet.



Trappes n'est pas une ville de roman. A peine est-elle mentionnée dans Kiffe kiffe demain qui a fait le succès de Faïza Guène à 19 ans. Pour mémoire, ce roman narrait en 2004 les états d’âme d'une Doria de 15 ans vivant seule avec sa mère à Livry-Gargan en Seine-Saint-Denis. Avec humour, il portait le témoignage de banlieues optimistes mais lucides devant les limites de l'espoir. Car dans la vie « ça ne se passe pas comme à Carrefour : y a pas de service après-vente. »
Cela frappe, les jeunes de Trappes partis sur le front irako-syrien, au profit de Daesh, sont comme Doria issus de la Génération Y. Contrairement à l'héroïne, ils auraient manqué de clairvoyance en revendiquant eux un « service après-vente ». Faïza Guène le fait dire à Doria : « c'est horrible de se dire qu'à force de subir on peut s'habituer à tout, et particulièrement au pire. » Le pire est arrivé : proportionnellement à sa population Trappes détient le record européen de départ pour le « djihad ». Pendant ce temps, la municipalité célèbre de jeunes « méritants » à La soirée des réussites. Face à la tragédie, elle pense qu'avec le temps, beaucoup de choses changent. Pour les naufragés cette politique a tout l'air d'un roman. Il commence par ces mots de Doria sur sa psychologue : « Parfois je me dis qu'elle aurait du faire proverbe chinois comme métier. » Est-ce celui de la municipalité ?

mercredi 31 janvier 2018

Mon vœu pour Trappes en 2018 : le vacarme de la fraternité.

Mesdames et concitoyennes, Messieurs et concitoyens,


Les années précédentes, mes vœux de nouvel an s'amusaient de mes collègues élus. Celui que je formule aujourd'hui est grave et intime. Il est celui d'un élu qui est aussi un père, lequel devine le désarroi des parents. Ceux de Trappes dont les enfants ont succombé aux sirènes de Daesh en Irak ou en Syrie. 

En tant qu'élu, il me semble que l'effroi de ces parents doit-être accompagné par la collectivité et les bonnes volontés. Je regrette qu'il n'en soit pas ainsi dans notre ville. Cette absence de mesure donne le sentiment que leur douleur s'oppose à la détresse des familles touchées par les crimes de l'islamisme armé.

Sommes-nous absolument certains que la douleur des uns s'oppose à la détresse des autres ? Qu'il me soit permis d'en douter au nom du père que je suis. Car la culture du doute est obligatoire pour transmettre à ses enfants qu'aller à la recherche du cœur de sa propre religion permet d'aller au cœur même des autres religions.



Ce doute me permet de souligner que l'un des corpus spirituel de la religion musulmane, appelé "la tradition du Prophète", enseigne que "le paradis se trouve aux pieds des mères". Si cet enseignement est vrai ne doit-on pas croire que se mettre debout contribue à écraser le crime ? Le crime qui veut obtenir le silence des parents pour que l'on entende les cris qui appellent à la vengeance ! 

Quand la violence entraîne le silence, nous devons faire erreur : le cœur brisé des parents doit se raviver ! Et nous, qui avons la chance de ne pas voir la chaire de notre chaire broyé par la tragédie, devons certainement les aider à faire connaître la souffrance qui les tortures.

Le vacarme de la fraternité, pour raviver l'humanité de notre ville, est le vœu que je formule pour l'année 2018.


Stéphane Dumouchy, 
conseiller municipal de Trappes.




mardi 28 novembre 2017

Trappes, témoin de la gauche « post mortem »

Depuis 2014 les élus de la gauche municipale, qu'ils se réclament de Benoît Hamon ou de Guy Malandain, passent et repassent place Jean Jaurès devant des mots que Jaurès ne reconnaîtrait pas lui-même : « Je n'ai jamais séparé la République de l'idée de justice sociale sans laquelle elle n'est qu'un mot ». Qu'est-ce donc ce mot qui ne resterait « qu'un mot » dans cette tour de Pise sémantique qui ne ressemble pas à notre grand homme ? Est-ce « la République » ou la « justice sociale » ? Ou bien « la République » est un mot et la « justice sociale » donne à la République son véritable sens ; ou bien la « justice sociale » n'est qu'une option parmi tant d'autres et « la République » se suffit à elle-même. Entre la « justice sociale » et la « civilisation morale » les Trappistes sont priés de choisir ! Pourtant, retrouvant la citation exacte de Jean Jaurès le choix est déjà fait, lequel poussé jusqu'au point final de ladite citation nous parle de discussion avec « les travailleurs » sur « les grands intérêts du travail ». Le choix est fait, dis-je ! La « justice sociale » de Jean Jaurès n'est pas une option, elle n'enfouit pas la République dans la tombe de Jules Ferry à Saint-Dié « en face de cette ligne bleue des Vosges d'où monte [...] la plainte touchante des vaincus », elle avance !
Que s'est-il donc passé qui me fasse revenir au Jaurès de Trappes ? Rien justement, absolument rien du côté des « l'idée » et de la « justice sociale ». Le 25 septembre dernier, en séance du conseil municipal, le maire de Trappes Guy Malandain a fait passer son Jules Ferry comme une lettre à la Poste... enfin presque ! Peut-être a-t-il trouvé tellement grotesque la notice biographique, rédigée pour justifier le nom de la future école de la rue Pierre Semard de Trappes, qu'il n'a pas osé la faire lire en séance par son délégué à la culture. Bien lui en a pris ! Chaque point de ladite notice biographique donnait envie d'entonner « Elle n'est pas morte » d'Eugène Potier ou de chanter à tue-tête« Sacré Charlemagne » de France Gall. La première chanson convoquée pour réveiller le souvenir de « Ferry-famine » ou de « Ferry l'affameur »aux prémices de l’insurrection parisienne de « la commune » ; la seconde, pour ne prendre que le parti d'en rire : Guy Malandain est probablement le seul membre du conseil municipal qui a réellement connu l'école de Jules Ferry... Peut-être croit-il encore à la légende qui affublait Charlemagne d'une barbe fleurie, lequel, pourtant, était imberbe !

Or, face au saugrenu, je m'attendais à une intervention magistrale de notre professeure d'histoire Sandrine Grandgambe ; je l'attends encore ! Ainsi aurais-je pu lui dire : « Je vous respecte et je vous aime ». Hélas, hors de sa chapelle, point de salut chez notre historienne pour le magistère intellectuel légué aux enseignants par de courageux dreyfusards. Je rends donc à Ferdinand Buisson les mots qu'il reçut de Elie Pécaut, lequel exprimait au premier toute sa reconnaissance pour son parti pris courageux : le ralliement au dreyfusisme lors des obsèques de Félix Pécaut, dreyfusard de la première heure et père de Elie. Mais rendant à Buisson ce qui est à Buisson, et aux Pécaut ce qui est aux Pécaut, tombe le masque de Grandgambe. Le 25 septembre dernier, notre enseignante, qui n'en n'est pas moins conseillère communautaire, conseillère régionale et qui à l'époque pouvait encore prétendre à la fonction de première secrétaire départementale du Parti socialiste, a dissipée les apparences trompeuses sur la considération qu'elle porte à sa mission de professeure : l'éducation à la liberté ! Une liberté qui ne se mesure pas seulement dans le progrès de l'instruction, mais aussi dans la défense des droits civiques : « l'obligation de ne jamais oublier, citoyen, qu'il est professeur, et professeur, qu'il est citoyen » comme le dit la fameuse délibération de la Ligue des droits de l'homme de 1901.

Soyons clairs : par son silence, Sandrine Grandgambe a investi le maire de Trappes Guy Malandain d'une autorité à laquelle il ne peut prétendre, celle d'exiger une stricte neutralité d'un enseignant dans sa vie civique. Une neutralité que même les chefs hiérarchiques de l’Éducation nationale ne sont plus en droit d'exiger ! Frappée par une étrange paralysie, le silence de Sandrine Grandgambe était assourdissant devant une notice finalement divulguée qu'aux seuls élus. Pas de stylo rouge pour corriger une biographie dont l'auteur n'a pas osé préciser que l'école du «peuple » de Jules Ferry n'était pas celle de « l'égalité des chances » ; rien pour rappeler que ladite école s'est effacée dans les années 1960 devant le constat accablant pour une grande puissance, de 15 % d'une classe d'âge au bac. Courage fuyons encore devant celui qui a prononcé en 1885 le discours énonçant les présupposés colonisateurs de la gauche française sous la IIIe République : « le premier manifeste impérialiste qui ait été porté à la Tribune » selon l'historien et journaliste français, spécialiste du Maghreb et militant anticolonialiste, Charles-André Julien. Et, passant de la thèse à l’antithèse, notre enseignante aurait-elle pu souligner au moins ce que nous devons encore au grand homme de Guy Malandain : la liberté de la presse, la liberté syndicale, la liberté de réunion et la loi municipale qui allait faire que les maires ne seraient plus désignés par l’État mais par des conseillers municipaux directement élus par les citoyens. Mince ! Était-ce si compliqué pour une agrégée d'histoire ? Par intérêt ou par désinvolture notre partisane de Benoît Hamon a laissée s'envoler la notice ; « tant pis pour « l’intellectuel » et le « magistère » semble-t-elle penser, l'éducation et la liberté, « les idées » et la « justice sociale », que les Trappistes se démerdent avec les lubies de Malandain ! »

Doit-on s'étonner que ce soit moi, l'unique ouvrier de l'assemblée communale, qui rappelle Sandrine Grandgambe à son devoir moral de professeure ? Pas vraiment ! D'où je parle on craint les discours qui endorment sur l'éducation et la culture, lesquels n'empêchent pas Nabila de croire que « La Joconde a été peinte par Picasso ». En d'autres termes, on redoute la fausse bienveillance qui flatte et qui dans le même temps nous prend pour des cons. Dès lors, suis-je plus contrarié qu'amusé de constater que chaque hommage public qui est rendu à Trappes, depuis le début du mandat, prend l'allure du fameux « dîner » de Francis Veber, « Le dîner de cons ». « Mais pour moi, si je puis dire à l'instar de Jean Jaurès, qui n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans lesquelles elle n'est qu'un mot, je me sens bien à mon aise pour discuter avec tous les travailleurs, d'où qu'ils viennent... » Je me rassure alors que les quelques mots que j'ai adressés en séance le 25 septembre dernier au maire de Trappes Guy Malandain, me permettent de saluer la position de deux collègues de l'assemblée communale : l'ancien syndicaliste et conseiller régional communiste, Jean-Yves Gendron et le Président du groupe Les Républicains au conseil régional d’Île-de-France, Othman Nasrou.

Jean-Yves Gendron croit à la primauté de la société sur les comportements individuels, Othman Nasrou fait sienne la pensée de Soljenitsyne : « la ligne de partage entre le bien et le mal passe par le cœur des hommes ». Tous deux, d'un même pas, ont décliné l'offre d'un hommage public à Jules Ferry. Le premier pour souligner un abus d'oubli devant l'histoire de la gauche ; le second pour revendiquer une juste mémoire de l'un des pères de la République. Il m'a semblé alors qu'ils sonnaient le glas pour la gauche municipale, laquelle dans son agonie ne sait plus à quel grand homme se vouer pour justifier l'histoire de Trappes qu'elle prétend écrire... Plutôt que de s'en désespérer ou de s'en réjouir il est certainement plus utile de s'interroger sur l'abandon du dreyfusisme par la gauche, dont Sandrine Grandgambe et consorts, à l'évidence, ne considèrent plus comme un « marqueur » idéologique. Peut-être pourrons nous alors redécouvrir collectivement la conviction de Jean Jaurès: « Le courage, c'est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces... c'est d'agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l'univers profond, ni s'il lui réserve une récompense.» Et ainsi donc, faire sien le refus de Ferdinand Buisson devant les fatalités et l'écrasement : le devoir de réflexion critique est la véritable obligation morale du citoyen.

Mais voici la retranscription de mon adresse au maire de Trappes le 25 septembre dernier :


« Monsieur le maire,

Je vous le dis sans détour, la morale républicaine de Jean Jaurès n'est pas celle de Jules Ferry. Celui que nous avons honoré en 2014 pense que vouloir la vérité, aller à l'idéal, comprendre le réel est le premier moment de la démocratie. Jules Ferry lui, veut créer « la religion de la patrie, une religion dit-il qui n'a pas de dissidents ».

Or, un mouvement de dissidence se constitua. On le doit à Félix Pécaut, inspecteur général, directeur de l'école de Fontenay-aux-Roses et surtout l'ami de celui qui a élaboré et appliqué les lois scolaires de Jules Ferry. Félix Pécaut a du faire preuve d'une immense patience, d'une immense détermination et sans doute d'une immense amitié pour convaincre l'héritier de Jules Ferry, Ferdinand Buisson, de rejoindre les partisans du capitaine Dreyfus.

La puissance des mots de Félix Pécaut persuaderont Ferdinand Buisson. En tout premier lieu il s'investit comme Jaurès dans le dernier combat strictement dreyfusard, celui qui doit déboucher sur la réhabilitation pleine et entière du capitaine Dreyfus par la Cour de cassation le 12 juillet 1906. Avec Jaurès encore, il contribue à faire de la loi de 1905 le texte emblématique de la nouvelle démocratie républicaine ; l'héritier de Jules Ferry passe de la « religion de la patrie qui n'a pas de dissidents » à « la liberté de conscience ».

Monsieur le maire, je ne participerai pas à ce vote. En premier lieu parce qu'on ne peut pas m'ôter ce qui me reste de gauche. En second lieu parce que ma position géographique dans cette assemblée ne me permet pas de vous convaincre de la sincérité de ma conviction. Je resterai donc spectateur de votre choix et de celle de votre majorité pour ne pas juger moi-même mon idéal : plutôt l'héritier de Ferry que Ferry lui-même, plutôt la « liberté de conscience » que la « religion de la patrie ».

Merci. »

lundi 19 juin 2017

Est-ce bien les élus qui ont été dégagés ? N'est-ce pas plutôt les électeurs ?

Le cycle de l'élection présidentielle s'est achevé avec le second tour des élections législatives. Celles-ci nous livre une Assemblée nationale composée de députés très mal élus. Ainsi, les législatives 2017 renouvellent 75 % des députés, un record sous la Ve République qui, avec presque 60 % d'abstention (57,36% exactement), a été atteint sans la majorité des citoyens. On peut alors s'interroger : La démocratie française est-elle redevenue censitaire ? La liste ci-dessous, des articles publiés sur ce blog, récapitule mon parti pris durant cette période, laquelle commence par les élections primaires ouvertes qui déjà me semblaient exclure de nombreux concitoyens. En survolant cette période je m'interroge : est-ce bien les élus qui ont été dégagés ? N'est-ce pas plutôt les électeurs ? Si oui, au profit de qui et de quoi ?


vendredi 16 juin 2017

Stéphane D. , Trappiste, électeur de gauche : « le 18 juin, je vote Jean-Michel Fourgous ! »

Pour la première fois, depuis que j'ai atteint l'âge de voter, j'accorde mon suffrage à un candidat de droite aux élections législatives. Il s'agit du maire d’Élancourt, par ailleurs Conseiller départemental des Yvelines et vice-président de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, l'ancien député de la circonscription, Jean-Michel Fourgous. A une époque où l’on tient à conserver à tout prix une image progressiste, de gauche, en ayant peur d’avoir « mauvaise réputation », d’être catalogué comme un « nouveau réactionnaire » ou un suppôt de l’extrême droite, suis-je en droit de faire valoir ma liberté de penser et mon autonomie de jugement ? En effet, je crois que le candidat LR Jean-Michel Fourgous à un avantage indéniable sur la candidate de La République En Marche au second tour de la législative de Trappes, comme il l'avait au premier tour sur l'affranchi socialiste Benoît Hamon : il s'inscrit dans le camp d'un « progrès » qui n'est pas synonyme d'un « changement » sans but ni sens. Voici, en quelques mots, ce qui me permet de le dire.


Mettant un zeste de philosophie dans mes propos, je me rallie à Fichte qui, fort justement, disait qu'on n'a pas le droit de présupposer la bonté et la perfection de l'homme. Sa réflexion m'invite à ne pas décharger sur les autres les conséquences de ma propre action. Je prend dès lors, le parti de le rappeler : Jean-Michel Fourgous n'a pas craint de faire retirer son nom en 2007, d'un document qui proposait de rétablir la peine de mort pour les auteurs d'acte de terrorisme. A l'heure où, dans la famille socialiste, on jaspine sur la responsabilité de Hollande, de Valls ou des « frondeurs » face à l'effondrement du parti, n'est-il pas rassurant de voir un homme politique se reconnaître des défaillances communes avec les autres hommes en admettant qu'il s'est trompé ? Ainsi, Jean-Michel Fourgous ne veille pas sur la flamme d'une pure doctrine droitière afin qu'elle ne s'éteigne pas ; il se présente aux électeurs en homme responsable.

A propos de flamme, quittons l’Allemagne et ses philosophes pour regagner la France dont le peuple dit-on, est plus littéraire que celui des concitoyens de Martin Luther. Certes, Jean-Michel Fourgous est l'auteur de six livres qui ne relèvent ni du romans ni de la poésie ni des humanités. Il n'en n'est pas moins le partisan d'une économie de combat qui a fait dire à François Rabelais « les nerfs des batailles sont les pécunes ». Pour l'ancien député, il existe une bataille à remporter, celle de l'emploi ; elle doit se gagner en prêtant judicieusement du risque à l'épargnant et au contribuable argenté. Dans la loi du 26 juillet 2005 pour la confiance et la modernisation de l'économie, Jean-Michel Fourgous est l'auteur d'un amendement phare. En quelques mots, je dirai que cet amendement permet de faciliter aux gros épargnants un engagement dans des placements à risques, c'est-à-dire composés de 20% au moins de fonds risqués en actions d'entreprises. De même, il est à l'origine de l'amendement de la loi TEPA de 2007, lequel permet au contribuable assujetti à l'ISF, de diminuer une partie de son impôt en investissant au capital d'une PME. Cette mesure a permis à 73 249 contribuables d'injecter 660 millions d'euros dans le capital des PME en 2008. Jean-Michel Fourgous cherche donc les moyens de renouveler le financement de l'économie, il veut poser des actes qui comptent face au mal du temps, le chômage. 

Luther, Rabelais et les pécunes me conduisent à la Renaissance, laquelle mène à l'Italie. Enjambant les âges, je salut la mémoire de Carlo Rosselli, socialiste, antifasciste italien, assassiné en 1937. « Le socialisme, disait-il, c’est quand la liberté arrive dans la vie des gens les plus pauvres ». Les élèves et les parents d'élèves des quartiers populaires le savent-ils ? Quand un établissement scolaire se dote d'appareils numériques pour les classes ils le doivent en partie à Jean-Michel Fourgous. Notre candidat à la députation est l'auteur d'un rapport sur la modernisation de l'école par le numérique que, le 25 août 2009, lui commanda le premier ministre François Fillon dans le cadre d'une mission auprès du ministre de l'Education nationale, Luc Chatel. Les conclusions dudit rapport on fait leur œuvre dans les collectivités préoccupées par l'instruction de nos enfants. Le savent-ils encore ? Jean-Michel Fourgous est un maire actif contre la réforme des rythmes scolaires. L'élu a ainsi rassemblé autour de lui un collectif de maires contre ladite réforme. Alors ministre de l’Éducation nationale, Benoît Hamon a donc dû autoriser un assouplissement dans la mise en œuvre des nouveaux rythmes scolaires, un assouplissement qui n'a pas marqué la fin du combat du maire d'Elancourt, Jean-Michel Fourgous : le 18 mai 2015, le Syndicat des Inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN) dresse un bilan négatif de la réforme devant l'Inspection générale de l’Éducation nationale (IGEN) !


En résumé de mes propos ci-devants, la vérité, la réalité et l'idéal donne figure à un homme de droite qui, beaucoup plus que ne voudrait le reconnaître l'homme de gauche, met l'homme au centre de ses préoccupations. Ses engagements témoignent du débat permanent des mouvements libéraux et néo-gaullistes qui constituent la droite républicaine. On pourrait ainsi dire que chez Jean-Michel Fourgous il y a autant le désir de moderniser la France, qui fait de lui un gaulliste libéral, que le refus de voir la société comme nécessairement porteuse de progrès, qui fait de lui un républicain conservateur. Ainsi, peut-on signaler que dans la ville du premier ministre Edouard Philippe, le Havre, Léon Gambetta tint le 18 avril 1872 un discours qui satisferait certainement Jean-Michel Fourgous : « … il n'y a pas de remède social, parce qu'il n'y a pas une question sociale... Il n'y a pas, je le répète, de panacée sociale, il y a tous les jours un progrès à faire, mais non pas de solution immédiate, définitive et complète. » Pour mémoire, je le rappel, en 1872 le projet de la République sociale n'avait encore pris ni ses marques ni son envole, il est alors amusant de souligner que le « Jaurès d'avant Jaurès », dont la statue a été érigée à Trappes par le maire Guy Malandain, sous l'égide de Benoît Hamon, défendait justement la politique de Gambetta. Au titre de quelle expertise locale devrais-je dès-lors faire barrage à Jean-Michel Fourgous à la législative de Trappes ? Je n'en vois guère que des sectaires qui, faces au raz de marée du mouvement d'Emmanuel Macron aux élections législatives, font oublier le mot de Pierre Mendès-France, le moins gaullien des figures tutélaires de la gauche : « un plébiscite, ça se combat ». Le 18 juin, je voterai donc pour Jean-Michel Fourgous et sa suppléante centriste, Sonia Brau première adjointe au maire de Saint-Cyr-l'Ecole et conseillère départementale des Yvelines.

jeudi 1 juin 2017

Citer Jaurès c'est bien, bien le citer c'est mieux !

Un hommage républicain n'est qu'un rituel religieux s'il n'est destiné qu'à expulser des démons ; une statue ne demeure qu'un morceau de bronze si les mots choisis pour l'éclairer ne sont pas lumineux. J'ai adressé un courriel au maire de Trappes, Guy Malandain le 8 janvier 2016. A ce jour, ce courriel est toujours sans réponse ; en le relisant, je m'interroge : suis-je l'élu d'une ville où plus rien ne fascine autant la gauche que de se contempler dans les médias et à désespérer de ne pouvoir rattraper sa propre image ?



Courriel du 8 janvier 2016 au maire de Trappes, Guy Malandain.




Monsieur le maire,

Je transmet à la bienveillante diligence de votre directeur de cabinet, Monsieur Bouchereau le soin de vous faire part de ma profonde tristesse, depuis un an et plus, de ne pas avoir vu corriger par vos services une inexactitude qui pourrait couvrir de ridicule Trappes et se habitants, ses élus et son maire si nous n'y prenons garde ; je parle de la citation rapportée à l'entrée Sud de la mairie qui affuble le normalien Jean Jaurès d'une maîtrise approximative de l'expression française, et témoigne d'une pensée unilatérale contraire à son éclectisme de génie.

N'étant moi-même ni normalien, ni bachelier ni même détenteur du remarquable Certificat d'études je ne me livrerai pas ici à un inutile exposé à votre endroit sur la règle d'usage des pronoms relatifs, du singulier et du pluriel. Je peux en revanche, en tant que jaurésien amateur, vous faire savoir que l'exacte extrait de l'article donné le 24 octobre 1887 par Jean Jaurès à la Dépêche de Toulouse sous le titre de « Lettre à Jacques Balfet », est du point de vue de la grammaire, de la sémantique et en fin de compte de sa hauteur d'âme, tragiquement différent de celui de Trappes. Je cite : « Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans lesquelles elle n'est qu'un mot ».

Avec l'espoir d'amorcer par ce billet la juste réparation d'un hommage de Trappes et de ses habitants aux idéaux du grand Jaurès, je vous prie d'accepter, Monsieur le maire, avec mes vœux républicains et fraternels de nouvel an, l'expression de ma parfaite considération.

Stéphane Dumouchy, conseiller municipal.

mercredi 10 mai 2017

Samedi 13 mai, les 50 ans de l’OMS (Office Municipal des Sports) de Trappes.

Au moment où je livre ces lignes le site internet de la mairie de Trappes n'a toujours pas informé les internautes d'un événement qui concerne pourtant les nombreux sportifs, clubs et associations de la ville ainsi que tous les habitants (enfants, jeunes, adultes, aînés) pratiquants ou non d'un sport : les 50 ans de l'Office Municipal des Sports (OMS). 
Je laisse aux Trappistes, du moins à ceux qui aiment résoudre les énigmes, le soin de percer le mystère de l'apparente indifférence de la municipalité pour cet événement. 
Qu'il me soit alors permis de relater ici l'honneur que m'a fait la direction de l'Office Municipal des Sports (OMS) de Trappes. Je retranscris donc l'éditorial qu'elle m'a demandée de rédiger pour le numéro 50 de son bulletin consacré à ce cinquantième anniversaire.

Les 50 ans de l'Office Municipal des Sports (OMS) de Trappes, le samedi 13 mai 2017 au gymnase Broustal
Venez nombreux car cet événement est ouvert à toutes et à tous, sportifs ou non !



« Si l'OMS n'existait pas il faudrait l'inventer. Il témoigne, si je puis dire, du meilleur dans le mouvement sportif : le lien aux autres par le fait associatif, et, le sport, comme activité du temps libre, de l'éducation et de la santé qui, le temps de la pratique, émancipe momentanément du quotidien. 

Une libération qui n'interdit pas de délirer sous les projecteurs en s'imaginant, le temps d'un match, être un grand champion, et pourquoi pas « le petit Prince du Parc Astrid », Franky Vercauteren, né à Molenbeek ? 

Oui, le sport ne peut être dissocié du social et du politique. A condition toutefois de ne pas faire porter aux associations des responsabilités qui relèvent des politiques publiques ni de culpabiliser les bonnes volontés du sport de l'échec de cette politique ! A le dire, il est juste décidément de critiquer la République des « valeurs » qui, progressivement, efface la remise en cause des inégalités sociales au profit de choix qui légitiment dans le sport une hiérarchie sociale, fondée sur le mérite, la compétition sportive et ses mises en scène. 

Prenons-y garde ! L'OMS de Bernard Hugo en 1967 comme celui de Gérald Monniot en 2017 s'inscrit dans la volonté de faire vivre le sport dans la Cité. 

Une continuité d'action qui traduit toute la passion de ses bénévoles en faveur du sport pour tous. Car si la République des « valeurs » veut faire des Trappistes de dociles enfants de la démocratie, ils n'en demeurent pas moins ceux de l'impossible quête de l'égalité. 


Stéphane Dumouchy 
Membre du Comité Directeur »

vendredi 21 avril 2017

Habitant-e-s de Trappes, votez et faites voter pour Jean Lassalle !

Le premier tour de l'élection présidentielle se déroule le 23 avril 2017 c'est-à-dire ce dimanche. Sans retenue politicienne ni arrière-pensée tactique, je vous engage à voter pour Jean Lassalle.




J'en énonce la première raison en affirmant que le clivage gauche-droite, durant cette campagne pour l'élection du président de la République, a largement été effacé au profit de quelque chose qu'il conviendra aux politologues de définir. On peut ainsi dire que Marine Le Pen est la colère et la peur, Emmanuel Macron et François Fillon l'idéologie de la finance et le mépris de classe, Jean-Luc Mélenchon la colère et l'arrogance ou encore Benoît Hamon le « clientélisme » charitable qui voudrait nous faire oublier le socialisme de Jules Renard : « Charité : hypocrisie qui donne dix sous d'attention pour recevoir vingt francs de gratitude. » 
Les adversaires de Jean Lassalle n'ont donc pas contestés sa position centrale sur l'échiquier politique mais joués sur les travers de la société française, il l'ont assigné à une identité supposée « rurale » avec l'espoir de signifier aux électeurs qu'ils ne sauraient voter pour un candidat « atypique » voir « nostalgique » sans se disqualifier eux-mêmes. Nostalgique ? Comme l'écrivain algérien Boualem Sansal l'a dit dans son « Petit éloge de la mémoire », « Sans la nostalgie et sans l'attente du lendemain, que serait la vie ? » Jean Lassalle a alors obtenu plus de parrainages que la favorite des sondages pour accéder à la course à l’Élysée, une course qu'il vit comme un ultime engagement civique auprès de ses « chers compatriotes »

Je le souligne avec enthousiasme : les « chers compatriotes » de Jean Lassalle ne sont pas que béarnais et paysans, dans l'esprit de Jean Lassalle ils sont aussi habitant-e-s des quartiers populaires. Je retiens alors comme seconde raison d'un vote pour Jean Lassalle les mots qu'il a prononcé en faveur de la soif de dignité que se reconnaissent les habitant-e-s d'une ville populaire comme la notre, Trappes. Je le cite : « Ceux qui vivent dans les quartiers font ce qu’ils peuvent pour s’en sortir ». Les choses sont dites, depuis trente ans les politiques de la ville menées par les différentes majorités n'ont pas améliorés grand chose. Elles se contentent de répartir la pauvreté plutôt que les richesses au nom de « l'alpha et l'oméga » d'une politique qui n'a toujours pas démontré son caractère émancipateur : la mixité sociale. Chez Jean Lassalle donc, pas de tours d'adresse et d’escamotage, face aux problèmes il va a l'essentiel. Cela m'amène à la troisième et dernière raison d'un vote pour Jean Lassalle que je cite à nouveau : « égalité des chances sur l'ensemble du territoire »

Cette dernière raison me semble la plus importante car elle engage les politiques à nous considérer de la manière dont nous devrions l'être, c'est-à-dire comme des citoyens, des co-souverains de la République ou, comme l'a dit Jean Jaurès, « des rois parmi un peuple de rois. » Jean Jaurès, dis-je ? Oui, celui que la majorité municipale a rectifié à l'entrée Sud de la mairie de Trappes en conjuguant sa citation au singulier alors que lui la conjuguait au pluriel. Je corrige la majorité pour réhabiliter Jean Jaurès à Trappes : « Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans lesquelles elle n'est qu'un mot ».

En le faisant, je me dis que dimanche, tous ceux qui respectent notre intelligence de citoyenne ou de citoyen se réjouirons d'un choix émancipateur. Votez et faites voter pour Jean Lassalle !


Voir aussi : https://sdumouchy.wixsite.com/moncandidat2017 et cet article dans l'édition du 19 avril 2017 de Toutes Les Nouvelles de Versailles.


dimanche 9 avril 2017

Canto per ma mio : "Il chante pour ma mie"

Les internautes qui me suivent sur les réseaux sociaux le savent ; après avoir marqué dans ce blog ma défiance à l'égard des primaires ouvertes du Parti socialiste, de la droite, et du centre j'ai choisi un candidat à l'élection présidentielle qui me semble être moins bateleur que tous les autres et donc le plus respectueux de nos intelligences de citoyens. Il s'agit du maire de Lourdios-Ichère et député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle.Afin d'expliquer en partie la raison de mon choix, je retranscris deux posts que j'ai commis sur facebook, partage deux montages diffusés sur ma chaîne Youtube et une photo diffusée par mon compte Twitter. Car, j'en suis persuadé, ce qui confère à la mission politique son utilité vraie et sa vraie dignité, c'est le dialogue avec le citoyen. A ce titre je ne peux que vous conseiller de consulter le parcours et le projet de Jean Lassalle sur son site de campagne jeanlassalle2017.fr


#Presidentielle2017 : je m'engage pour @jeanlassalle. Twitter, le 8 avril 2017



Introduction du lien "Qui est Jean Lassalle, candidat surprise à la présidentielle ?". Facebook, le 30 mars 2017


"Portraiturer un politique qui ne rentre pas dans la catégorie analytique de la presse nationale parisienne ne semble un problème que pour ladite presse. Il faut donc ce tourner vers la presse régionale pour comprendre la quintessence de la candidature de Jean Lassalle. On y découvre alors un candidat capable de rappeler à la France ce qu'est son génie : "la République du un pour tous, tous pour un". Cette formule fera dire aux plus pessimistes que D'Artagnan est mort à Maastricht. Comme je me tiens du côté des optimistes je dirais plutôt que Cyrano de Bergerac a bel et bien existé et que le très parisien Molière ne se gratta pas pour faire quelques emprunts à son génie.
Molière ? Au moment où commence la 22e "semaine de la langue française et de la francophonie" il est amusant de penser que la "langue de Molière" aurait pu s’appeler aussi la "langue de Cyrano" ! Rapporté à Jean Lassalle elle roule le "r" de "rocaille" et de "République" comme le faisaient nombre des fondateurs de la démocratie Française.
Cependant, qu'elle soit de Molière ou de Cyrano la langue qui sert le portrait que fait Ouest France de Jean Lassalle permet de mieux comprendre cet esprit libre. Après l'avoir lu je me dis qu'il est sans doute utile - eu égard aux autres candidats qui n'ont retenu de la série "Nounours" que la dure réalité du "marchand de sable" - d'adresser à mes concitoyennes et concitoyens de France et de facebook cette saillie du fameux Cyrano pillé par Molière : “On ne doit pas croire toute chose d'un homme - parce qu'un homme peut dire toutes choses. On ne doit croire d'un homme que ce qui est humain.”
Allé peuple de France et de facebook : "Lassalle pour tous, tous pour Lassalle !" Car franchement imaginez-vous Le Pen, Macron, Fillon, Hamon, Mélenchon et les autres aussi bien ancré que lui dans nos réalités de citoyens Français ? Nous voulions un candidat qui nous comprenne et nous respecte. Il est à porté d'urne, il est JeanLassalle."

"Trappes-en-Yvelines : Jean Lassalle me rend dingue". YouTube, le 25 mars 2017




Introduction du lien "Intégralité des interventions de Jean Lassalle au grand débat". Facebook, le 7 avril 2017


"Le troubadour est défini comme celui qui sait trouver des vers et composer les musiques, il correspond à l'idée actuelle d'inventeur ou de créateur. En écoutant et en regardant les candidat-e-s à l'élection présidentielle je me dis que #JeanLassalle est une sorte de troubadour ou de "trouveur" de la politique. Pour autant, est-ce à dire que Arthaud, Asselineau, Cheminade, Dupont-Aignan, Fillon, Hamon, Le Pen, Macron, Mélenchon, Poutou, sont le contraire de Jean Lassalle, les inévitables bateleurs d'un régime politique et financier où l'on ne sait plus qui est qui, qui fait quoi et pour quels buts ? Prenons y garde ! L’illusionnisme ou la prestidigitation ne sont pas un art de la politique ; ou alors la politique n'est qu'un art de l’illusion qui nous fait prendre des vessies pour des lanternes !
Il me semble alors que Jean Lassalle nous raconte l'histoire d'une injustice bien réelle qui ne saurait trouver une issue heureuse sans la libération de nos consciences d'individus et de citoyens : celle de ses enfants, fils de député, qui auront moins de chance que lui, fils de berger. N'est-ce pas notre histoire qu'il raconte à travers les siens ? Je voudrais une issue heureuse pour nos enfants et ceux de Jean Lassalle, celle de l'émancipation gagnée à la puissance de l'intelligence du cœur et de l'esprit qui forme la bonne volonté, à la force du savoir qui apprend à raisonner et à manipuler les concepts pour créer et dompter l'outil.
Or, à parler d'émancipation, je me souviens que les thèmes les plus connus des troubadours sont épiques, avec la vie des chevaliers, et lyriques avec la poésie courtoise. Ils sont aussi très souvent satiriques et comiques, moraux ou religieux, et même juridiques ou politiques.
Les votes de Jean Lassalle à l'Assemblée nationale, son chant entonné devant collègues et ministres dans ladite assemblée pour sauver un service public de sa circonscription en 2003, sa gréve de la faim pour conserver les emplois de ses administrés en 2006, sa marche de 5 000 km et plus "pour entendre la désespérance des Français" en 2013, son tour d'Europe pour dresser le constat d'une désillusion commune en 2014, et, maintenant, sa candidature à la présidentielle ont quelque chose d'épique, de lyrique, de satirique, de moral, de politique.
Le dévoilement de Jean Lassalle en troubadour habille-t-il ses concurrents à la présidentielle en bateleurs ? Comme l'a dit Charles de Gaulle “Pour faire le blocus de Monaco, il suffit de deux panneaux de sens interdit.” Depuis que la #Présidentielle2017 nous occupe, il me semble que pour sortir la #France des tours d'adresse et d'escamotage, il suffit de voter Jean Lassalle."

"Le peintre de vie et le candidat de l'allant" - Le discours de Jean Lassalle après sa marche de 5 000 km et plus en 2013, illustré par l'artiste peintre Joël Cunin. YouTube, le 20 mars 2017