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lundi 1 mai 2017

Le 7 mai et le 11 juin 2017, je voterai contre l'extrême droite de Marine Le Pen.

On dit que les voleurs de grands chemins demandent « la bourse ou la vie » à ceux qu'ils attaquent. C'est ainsi du moins qu'ont les faits parler au théâtre ; c'est ainsi au moins que Marine Le Pen voudrait séduire les électeurs : « Contre la droite du fric et la gauche du fric, je suis la candidate de la France du peuple », la bourse ou la vie ! Comme un éclair sur mon vote du second tour de l'élection présidentielle le 7 mai prochain, je retranscris l'allocution que m'autorisa la sénatrice PS des Yvelines Catherine Tasca alors ministre de la culture de Lionel Jospin et député suppléé à l'Assemblée nationale par le maire de Trappes Guy Malandain. Ainsi, au matin du 1er mai 2002, contre le candidat du Front national à la présidentielle, Catherine Tasca convoqua les forces locales « de progrès » à la base de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines. Jacques Pastrie, responsable local du mouvement de Jean-Pierre Chevènement, m'y présenta au titre de « jeune de Trappes » non sans malice ; j'avais 34 ans mais à ses yeux l'espoir indéfectible que le peuple ne succombe pas aux sirènes qui se profilaient alors.A l'adresse des jeunes générations, je le rappelle pour mémoire, l'éviction du premier ministre socialiste Lionel Jospin par le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen, au premier tour de l'élection présidentielle, fut « comme un coup de tonnerre » le 21 avril 2002. Il s'en est suivi, contre le candidat d'extrême droite, l'une des manifestions les plus importante du 1er mai à Paris et en province. Ce mouvement populaire présagea la victoire écrasante du président de droite sortant Jacques Chirac, au second tour de l'élection présidentielle, par 82,21 % des suffrages le 5 mai.


Mon allocution au meeting Catherine Tasca de la base de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines, le 1er mai 2002.


« L'heure est au rassemblement pour dire encore une fois notre conviction : il n'y a pas de commune mesure entre l'idéal républicain et l'extrême droite.

Tout ne se vaut pas !

Des milliers de citoyens l'on rappelé le 21 avril 2002. 

Il y sont parvenus en nous faisant éprouver un sentiment que sans doute éprouvent-ils eux-mêmes tant leur choix politique semble démontrer qu'ils sont acculés.
Ce sentiment est la honte.
Nous en sortirons quand les thèses de l'extrême droite ne seront plus à l'esprit de nos concitoyens qui vivent en milieu populaire.
J'aimerais pouvoir les convaincre d'abandonner ces thèses en deux mots : mouvement social.

Peut-être me comprendront-ils mieux si j'en appel au témoignage d'un citoyen d'un pays qui a connu la pire des expériences d'extrême droite, l'Allemagne.

Écoutons le :

« L’Allemagne ne connaît pas le droit à la révolte, action qui est tout de suite considérée comme un acte criminel.
Cette révolte qui a souvent été le moteur de transformations sociales, cette possibilité de révoltes sociales, a été refoulée à cause du national socialisme, cette monstruosité qui a culminé à Auschwitz.
Ainsi, nous avons une démocratie sans histoire de luttes pour la démocratie, ce qui veut dire sans histoire de confrontations sociales.
L'Allemagne a toujours besoin d'un consensus. »

Ces propos sont de Joska Fischer, leader des Verts allemands et actuel ministre des affaires étrangères du gouvernement Shröder.

Ces propos me donnent envie de dire aux classes populaires, qu'un pays qui arrive à sortir de l'expérience de l'extrême droite reste longtemps terrorisé par la moindre revendication sociale et politique.
Ils me donnent envie de leur dire encore que si en tant que co-souverains de la République ils ont, par le suffrage universel, le pouvoir d'attirer l'attention de leurs concitoyens, ils ont aussi la liberté de ne pas choisir la politique du pire.
Nous devons enfin leur dire que s'ils n'ont plus confiance en nous, gens de gauche, nous nous avons toujours confiance en eux.
Car nous savons qu'ils sont à l'origine de nos convictions, qui, toujours, nous feront espérer pour eux cette force qu'évoquait le poète Lamartine.
Comme ce grand ancêtre de la République, nous savons que cette force permet aux petits de dire aux puissants, droit dans les yeux : « Tu as un jour pour être juste, moi j'ai l'éternité. » »


Épilogue : 


Jean Jaurès l'a dit : « Créer la démocratie en la dépassant a été, durant un grand siècle tourmenté et fécond, l’œuvre de la classe ouvrière. »
Par fidélité à ce que j'ai pensé et dit il y a quinze ans, je voterai pour Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle de 2017 comme je le fis pour Jacques Chirac en 2002 ; une position qui me fait prendre congé de Jean Lassalle dont la décision de voter blanc confine à l'oubli la pensée la plus concrète comme celle de Jacques Ellule : « Aujourd'hui (…) la loi de la politique est l'efficacité. Ce n'est pas le meilleur qui gagne, c'est le plus puissant, le plus habile. » Marine Le Pen me semble trop habile et trop puissante pour que je m'évite de voter pour son adversaire le 7 mai prochain.
Il se trouve néanmoins, en ce printemps 2017, que les mouvements libéraux et néo-gaullistes de la droite républicaine volent au secours de la démocratie française voulue par la classe ouvrière. Comme pour offrir un troisième tour à l'élection présidentielle j'accorderai mon suffrage au candidat de cette droite républicaine à l'élection législative de juin, Jean-Michel Fourgous.
En effet, l'extrême droite de Marine Le Pen doit trop de sa vigueur à la gauche de Emmanuel Macron et de Benoît Hamon qui, en inaugurant une « troisième voie », est devenue le pompier-pyromane de la démocratie. A ce propos, je livre un extrait saisissant du journal suisse Zeit-Fragen en 2010, qui évoque cette gauche et l'inspirateur de sa « troisième voie », le sociologue britannique Antony Giddens. Je cite : « Après la chute du Mur, les gauches européennes ne se sont guère manifestées. Puis elles se sont enthousiasmées pour la globalisation, pour la troisième voie d'Antony Giddens: on allait vers la « prospérité pour tous », surtout pour les habitants du Tiers Monde. Après une brève lutte, on en arriverait à un gouvernement mondial trotskiste. Le credo consistait à dissoudre petit à petit les États nations. On n'a pas demandé l'avis des peuples. On n'a pas dit non plus que cette évolution se produisait dans l'ombre et pour le compte de l'Empire. »
Ainsi, tout semble se passer comme si les idéaux de Marine Le Pen, de Emmanuel Macron et de Benoît Hamon devaient participer à cette étrange économie circulaire des idées où les uns produisent de mauvaises analyses dont les autres extraient le mécontentement afin de produire à leurs tours de mauvaises analyses... Je me rassure en me retournant vers Georges Pompidou : « Dans la vie des nations alterne la grandeur et la médiocrité. » Rien ne saurait donc être considéré comme perdu.

dimanche 9 avril 2017

Canto per ma mio : "Il chante pour ma mie"

Les internautes qui me suivent sur les réseaux sociaux le savent ; après avoir marqué dans ce blog ma défiance à l'égard des primaires ouvertes du Parti socialiste, de la droite, et du centre j'ai choisi un candidat à l'élection présidentielle qui me semble être moins bateleur que tous les autres et donc le plus respectueux de nos intelligences de citoyens. Il s'agit du maire de Lourdios-Ichère et député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle.Afin d'expliquer en partie la raison de mon choix, je retranscris deux posts que j'ai commis sur facebook, partage deux montages diffusés sur ma chaîne Youtube et une photo diffusée par mon compte Twitter. Car, j'en suis persuadé, ce qui confère à la mission politique son utilité vraie et sa vraie dignité, c'est le dialogue avec le citoyen. A ce titre je ne peux que vous conseiller de consulter le parcours et le projet de Jean Lassalle sur son site de campagne jeanlassalle2017.fr


#Presidentielle2017 : je m'engage pour @jeanlassalle. Twitter, le 8 avril 2017



Introduction du lien "Qui est Jean Lassalle, candidat surprise à la présidentielle ?". Facebook, le 30 mars 2017


"Portraiturer un politique qui ne rentre pas dans la catégorie analytique de la presse nationale parisienne ne semble un problème que pour ladite presse. Il faut donc ce tourner vers la presse régionale pour comprendre la quintessence de la candidature de Jean Lassalle. On y découvre alors un candidat capable de rappeler à la France ce qu'est son génie : "la République du un pour tous, tous pour un". Cette formule fera dire aux plus pessimistes que D'Artagnan est mort à Maastricht. Comme je me tiens du côté des optimistes je dirais plutôt que Cyrano de Bergerac a bel et bien existé et que le très parisien Molière ne se gratta pas pour faire quelques emprunts à son génie.
Molière ? Au moment où commence la 22e "semaine de la langue française et de la francophonie" il est amusant de penser que la "langue de Molière" aurait pu s’appeler aussi la "langue de Cyrano" ! Rapporté à Jean Lassalle elle roule le "r" de "rocaille" et de "République" comme le faisaient nombre des fondateurs de la démocratie Française.
Cependant, qu'elle soit de Molière ou de Cyrano la langue qui sert le portrait que fait Ouest France de Jean Lassalle permet de mieux comprendre cet esprit libre. Après l'avoir lu je me dis qu'il est sans doute utile - eu égard aux autres candidats qui n'ont retenu de la série "Nounours" que la dure réalité du "marchand de sable" - d'adresser à mes concitoyennes et concitoyens de France et de facebook cette saillie du fameux Cyrano pillé par Molière : “On ne doit pas croire toute chose d'un homme - parce qu'un homme peut dire toutes choses. On ne doit croire d'un homme que ce qui est humain.”
Allé peuple de France et de facebook : "Lassalle pour tous, tous pour Lassalle !" Car franchement imaginez-vous Le Pen, Macron, Fillon, Hamon, Mélenchon et les autres aussi bien ancré que lui dans nos réalités de citoyens Français ? Nous voulions un candidat qui nous comprenne et nous respecte. Il est à porté d'urne, il est JeanLassalle."

"Trappes-en-Yvelines : Jean Lassalle me rend dingue". YouTube, le 25 mars 2017




Introduction du lien "Intégralité des interventions de Jean Lassalle au grand débat". Facebook, le 7 avril 2017


"Le troubadour est défini comme celui qui sait trouver des vers et composer les musiques, il correspond à l'idée actuelle d'inventeur ou de créateur. En écoutant et en regardant les candidat-e-s à l'élection présidentielle je me dis que #JeanLassalle est une sorte de troubadour ou de "trouveur" de la politique. Pour autant, est-ce à dire que Arthaud, Asselineau, Cheminade, Dupont-Aignan, Fillon, Hamon, Le Pen, Macron, Mélenchon, Poutou, sont le contraire de Jean Lassalle, les inévitables bateleurs d'un régime politique et financier où l'on ne sait plus qui est qui, qui fait quoi et pour quels buts ? Prenons y garde ! L’illusionnisme ou la prestidigitation ne sont pas un art de la politique ; ou alors la politique n'est qu'un art de l’illusion qui nous fait prendre des vessies pour des lanternes !
Il me semble alors que Jean Lassalle nous raconte l'histoire d'une injustice bien réelle qui ne saurait trouver une issue heureuse sans la libération de nos consciences d'individus et de citoyens : celle de ses enfants, fils de député, qui auront moins de chance que lui, fils de berger. N'est-ce pas notre histoire qu'il raconte à travers les siens ? Je voudrais une issue heureuse pour nos enfants et ceux de Jean Lassalle, celle de l'émancipation gagnée à la puissance de l'intelligence du cœur et de l'esprit qui forme la bonne volonté, à la force du savoir qui apprend à raisonner et à manipuler les concepts pour créer et dompter l'outil.
Or, à parler d'émancipation, je me souviens que les thèmes les plus connus des troubadours sont épiques, avec la vie des chevaliers, et lyriques avec la poésie courtoise. Ils sont aussi très souvent satiriques et comiques, moraux ou religieux, et même juridiques ou politiques.
Les votes de Jean Lassalle à l'Assemblée nationale, son chant entonné devant collègues et ministres dans ladite assemblée pour sauver un service public de sa circonscription en 2003, sa gréve de la faim pour conserver les emplois de ses administrés en 2006, sa marche de 5 000 km et plus "pour entendre la désespérance des Français" en 2013, son tour d'Europe pour dresser le constat d'une désillusion commune en 2014, et, maintenant, sa candidature à la présidentielle ont quelque chose d'épique, de lyrique, de satirique, de moral, de politique.
Le dévoilement de Jean Lassalle en troubadour habille-t-il ses concurrents à la présidentielle en bateleurs ? Comme l'a dit Charles de Gaulle “Pour faire le blocus de Monaco, il suffit de deux panneaux de sens interdit.” Depuis que la #Présidentielle2017 nous occupe, il me semble que pour sortir la #France des tours d'adresse et d'escamotage, il suffit de voter Jean Lassalle."

"Le peintre de vie et le candidat de l'allant" - Le discours de Jean Lassalle après sa marche de 5 000 km et plus en 2013, illustré par l'artiste peintre Joël Cunin. YouTube, le 20 mars 2017



vendredi 18 novembre 2016

Voterai-je aux primaires ouvertes du PS, de la droite et du centre ? Non, merci !

Le cycle des municipales de 2014 s'est achevé avec les élections régionales de 2015, celui des municipales de 2020 pourrait débuter avec les élections présidentielles de 2017. Au côté de mes condisciples de Trappes-Citoyens je suis alors tenté de voter à l'élection primaire de la droite et du centre des 20 et 27 novembre prochain. Pourtant, je n'épuiserai pas ma voix lors de ce scrutin ; je la réserve à l'élection du Président de la République dont le premier tour se déroulera le dimanche 23 avril 2017 et le second tour le dimanche 7 mai 2017.

Je doute en effet qu'une primaire ouverte associe les électeurs à une réelle prise de décision. Le taux de popularité de François Hollande en atteste cruellement !  Pour mémoire, je rappelle qu'il fut le premier candidat à être désigné en France dans le cadre d'une élection primaire ouverte, un scrutin organisé par le Parti socialiste en 2011 qui, au second tour, a vu la participation de près de 3 millions de personnes ! Devant ce constat, ma part de citoyen me donne à penser que la démocratie décidément, ne se localise pas au sommet des escouades partisanes. Et que mon bulletin de vote demeurerait fictif si ce mode de participation me satisfaisait !

Faut-il que je le souligne à l'attention de mes concitoyens ? La constitution le proclame : « aucune section du peuple ni aucun individu ne peut [s'attribuer] l'exercice [de la souveraineté nationale] ». Or, aucune loi ne réglemente les primaires en France. Peuplés de législateurs, les partis de gouvernement en sont alors réduits à demander aux électeurs participant de signer une charte et de payer une participation aux frais d'organisation. Les candidats aux primaires de la gauche et de la droite en sont déjà discrédités ; avant la victoire même ils s'inscrivent contre la République des désabusés, ils consacrent celle des enjoués où l'on ne prête la démocratie qu'aux passionnés de politique partisane.

Je souhaite, moi, des candidats qui rassemblent plutôt qu'ils n'opposent des « valeurs » ; je ne souhaite pas de scrutins primaires qui convoquent la République censitaire des enjoués. De quel droit en effet s'attribue-t-elle le droit de peser de tout son poids sur la vie publique ? Oui, ma République est de gauche dans ses profondeurs et de droite dans ses humeurs, elle m'offre tous les choix possibles au premier tour de l'élection présidentielle. A l’exception notable de tous ceux qui militent de près ou de loin pour la montée d'un nationalisme sommaire en France et en Europe. Car « le nationalisme, c'est la guerre ! » [François Mitterrand]

S'il vous plaît, ensemble, résistons !