Le
sociologue Sebastian Roché est Directeur de recherche au CNRS,
pacte-Institut d'Etudes Politiques de Grenoble, responsable du pôle
sécurité et société, enseignant à l'Ecole Nationale Supérieure
de la Police. Dans
un billet publié sur son blog, il revient sur l'attentat du 26 juin
qui a frappé une usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) et fait
une victime. Il pointe la pénible coordination des services de
renseignement et de police, ainsi que l’absence de prise en
compte des
phénomènes politiques et sociaux dans la motivation des
terroristes.
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mardi 30 juin 2015
« Comment se fait-il que la France soit aussi régulièrement frappée par le terrorisme ? » – Sebastian Roché
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Insécurité,
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Pays/territoire :
Saint-Quentin-Fallavier, France
mercredi 13 mai 2015
Paix et justice
Moussa, ce jeune homme de 14 ans habitant de Trappes, a été tué lors d’une fusillade vendredi 1er mai, dans notre ville… Une mort violente qui a suscité beaucoup de réactions de soutien et de fraternité.
Face à Ali Rabeh, maire adjoint de Trappes délégué à la jeunesse et aux sports, j'ai tenté de répondre, sur le plateau de tv fil 78, aux questions de Nouraddine Agne, avec, en tête, un message constant et insistant aux autorités et aux pouvoirs publics à Trappes : justice et paix pour la famille de Moussa et les Trappistes.
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Trappes,
Violence
Pays/territoire :
Trappes, France
lundi 4 mai 2015
Petit soldat Moussa
Moussa, âgé de 14 ans,
a perdu la vie sous le tir volontaire d'une arme automatique dans une
rue de Trappes, notre ville.
Pour que la mort de
Moussa atteigne sa véritable dimension collective les réflexions
politiques de fond ne doivent pas être désarmées.
Je me joins aux
Trappistes pour appeler à soutenir dignement la famille de Moussa
lors d'une marche silencieuse qui, ce lundi 4 mai, débute à 18h
place des Merisiers.
Je me joins à la
municipalité qui invite les habitants de Trappes à soutenir
financièrement la digne inhumation de Moussa au Mali.
J'appelle enfin les élus
de la ville, après un nécessaire moment de recueillement, à
recouvrer rapidement leur rôle politique. Car la mort de Moussa,
pour qu'elle dépasse sa dimension émotionnelle ou individuelle, ne
doit pas être reléguée à la rubrique médiatique d'un inévitable
fait divers dans une ville de banlieue.
Stéphane Dumouchy,
conseiller municipal de Trappes.
samedi 2 mai 2015
Victime innocente d'une guerre de bandes, Moussa, un adolescent de 14 ans, a trouvé la mort hier après-midi à Trappes
C'est
vers 15 h 30 qu'une série de coups de feu éclate dans l'étroite
rue Jara du square Albert-Camus. Deux adolescents sont blessés.
Moussa est atteint d'une ou plusieurs balles de 9 mm dans la
région de l'abdomen. Un autre garçon, Daouda, 17 ans, est
légèrement blessé à la jambe droite. Les secours arrivent
rapidement. Moussa, dans un état critique, est transporté à
l'hôpital privé de Trappes où il décédera quelques minutes après
son admission aux urgences. Douada a été conduit à l'hôpital
André-Mignot du Chesnay. Son état de santé n'inspire pas
d'inquiétude.
« Ils
ont tué un agneau, tranche un jeune homme. Moussa était originaire
du quartier. Il était né ici. Ce n'était pas un voyou. Il aimait
les motos et jouer au football.
Il fréquentait les bancs de l'école sans se préoccuper de ce qui
pouvait se passer dans la rue. » Une version confirmée par les
premiers éléments de l'enquête, car aucune de ces deux victimes
n'était connue des services de police. « Ce garçon a été
victime de l'imbécillité », souffle une jeune femme.
Dans
la soirée, l'indignation et la colère étaient perceptibles parmi
les habitants du quartier.
« Toutes
ces histoires ont pour cadre une guerre de territoire sur fond de
trafic de drogue et aussi parfois de relation amoureuse mal acceptée
entre membres de clans rivaux, révèle un policier. Mais la violence
est montée d'un niveau à partir de la mi-avril, un peu partout dans
la ville. »
La
nuit du 15 avril, un jeune homme de 24 ans, blessé au
couteau, est conduit à l'hôpital, souffrant de plaies profondes à
l'abdomen et au visage. Il est originaire du square Léo-Lagrange et
se montre taiseux face aux questions de la police. Deux jours plus
tard, dans l'après-midi, des coups de fusil sont tirés au square
Albert-Camus. Le soir même, square Henri-Wallon, trois hommes
encagoulés et armés entrent dans un appartement avec la ferme
intention de venger les coups de couteau donné à leur ami. Dans le
logement, à défaut de trouver leur cible, ils tombent sur ses deux
soeurs jumelles de 11 ans qu'ils frappent à coups de crosse. Et
la semaine dernière, square la Commune-de-Paris et rue
Paul-Vaillant-Couturier, deux nouvelles agressions dans le cadre de
règlement de comptes ont été constatées par la police.
C'est
dans ce contexte de rivalités et de violence que vont se plonger les
enquêteurs pour identifier les tueurs du jeune Moussa, en mémoire
de qui une marche blanche devrait être organisée lundi soir.
(Source : Le Parisien)
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