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mercredi 7 octobre 2015

Le vrai-faux accueil de réfugiés à Trappes

Il ne faut pas mentir aux habitants ! Les réfugiés fuyants la guerre et la barbarie sont amenés à s'installer durablement sur le territoire français.

Au lieu de cela, le conseil municipal organise la concurrence de la misère dans un contexte où la pauvreté progresse à Trappes et en France. Et fait naître le plus grand doute sur l'approche sociale de cette assemblée qui, si elle n'y prend garde, pourrait apparaître à courte vue.

En effet, que vont peser les 1000 € délivrés par l’État face aux millions déversées au nom de la politique de la ville ? Que sont les mesures médicales, sociales et psychosociales, éducatives et d'alphabétisation, que d'aucuns estiment à 13 000 € par réfugié ? Sommes nous en droit de penser que cet accueil est moins le résultat de l'improvisation que de l'amateurisme - dans des logement dont la décence reste à démontrer ?

Une véritable mesure d'insertion aurait pleinement reçu mon consentement et mes encouragements. Or, en proposant un hébergement voué à la destruction, l'assemblée communale n'offre au nom de Trappes et de ses habitants qu'un serment humaniste ambiguë en faveur de l'accueil de celles et ceux qui fuient la barbarie.

Dans un climat délétère, où le refus précède la main sur le cœur, je me suis abstenu en glissant dans l'urne du conseil municipal du 29 septembre un bulletin blanc.



mardi 30 juin 2015

« Comment se fait-il que la France soit aussi régulièrement frappée par le terrorisme ? » – Sebastian Roché

Le sociologue Sebastian Roché est Directeur de recherche au CNRS, pacte-Institut d'Etudes Politiques de Grenoble, responsable du pôle sécurité et société, enseignant à l'Ecole Nationale Supérieure de la Police. Dans un billet publié sur son blog, il revient sur l'attentat du 26 juin qui a frappé une usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) et fait une victime. Il pointe la pénible coordination des services de renseignement et de police, ainsi que l’absence de prise en compte des phénomènes politiques et sociaux dans la motivation des terroristes.