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mercredi 4 mai 2016

Panorama des banlieues : les cinq chiffres à retenir en 2015

Le premier rapport de l’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV) a été remis, mardi 3 mai, à la secrétaire d’Etat à la Ville, Hélène Geoffroy. Qu’il s’agisse de cadre de vie, de conditions de logement, de précarité sociale, de santé, d’emploi, d'insertion professionnelle, d’éducation ou de sécurité, des écarts importants persistent entre les nouveaux quartiers prioritaires de la politique de la ville et leurs agglomérations environnantes. [Lire l'article]



vendredi 8 mai 2015

Le dernier rapport annuel de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS)

L’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) devient en 2015 l’Observatoire National de la Politique de la Ville (ONPV). Le 6 mai dernier, il remettait son dernier rapport annuel sur la situation des quartiers et de leurs habitants bénéficiant des dispositifs de la politique de la ville.  Un rapport qui révèle une réalité économique et sociale difficile.


Pauvreté :

Les différents indicateurs concernant la pauvreté mettent en lumière l’écart qui continue de se creuser entre les zones urbaines sensibles (Zus) et le reste du territoire. La part des personnes vivant sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 987 € par mois, y est trois fois plus élevée qu’ailleurs. Les jeunes restent les plus vulnérables. Plus d’un tiers des moins de 18 ans bénéficie de la couverture maladie universelle complémentaire (CMUC) et 1 jeune sur 2 de 18-24 ans vit sous le seuil de pauvreté.


Emploi :

Plus de 48 000 contrats uniques d’insertion et 12 000 emplois d’avenir ont été créés dans les zones urbaines sensibles depuis leur entrée en vigueur.
Cependant, le taux de chômage reste 2,5 fois supérieur en ZUS (23%) qu’en dehors (9%), et le taux d’activité (part d’actifs dans la population totale) plus de 10 points inférieur dans ces quartiers. Les jeunes, les femmes, les personnes ayant un faible niveau d’étude et les immigrés sont les personnes qui rencontrent le plus de difficultés.
Autre constat : l’obtention d’un diplôme d’enseignement supérieur favorise l’accès à l’emploi et atténue fortement les effets de la crise économique, même s’il ne constitue pas un élément suffisamment protecteur, notamment pour les femmes, les jeunes et les immigrés. A niveau de diplôme équivalent, il subsiste des écarts significatifs de taux d’emploi entre les Zus et les unités urbaines environnantes. Ces résultats peuvent s’expliquer par un double phénomène : d’un côté des employeurs qui méconnaissent les compétences réelles des postulants résidant en Zus et de l’autre, les habitants qui souffrent d’un manque d’information face aux réalités du marché du travail.


Orientation scolaire :

Les lycéens issus de collèges en Zus s’orientent deux ans après la 3e beaucoup moins vers une filière générale en 1re (27,1 %) que ceux issus de collèges en dehors des Zus (40,4 %). Ainsi, à peine plus du quart des collégiens scolarisés en Zus s’orientent vers une filière générale en 1re. C’est notamment sur la filière scientifique que se trouvent les plus grands écarts d’orientation (8,2 points). À l’inverse, la filière professionnelle est plus suivie par les lycéens issus d’un collège en Zus que ceux d’un collège hors Zus.


Santé :

Si plus de la moitié des habitants des quartiers prioritaires déclare être « en bonne », voire « très bonne santé », quelques indicateurs dessinent une autre réalité. Les problèmes de surpoids et d’obésité sont plus fréquents (+ 6,3 points pour le surpoids et + 3,1 points pour l’obésité), notamment chez les femmes. Les adultes renoncent plus souvent aux soins et ont moins recours aux médecins spécialistes. Plus d’un habitant sur quatre a renoncé à des soins dentaires pour des raisons financières au cours de l’année écoulée. Cette situation s’explique par des contraintes financières mais également par un déficit de l’offre médicale et paramédicale (délais de rendez-vous trop longs, difficultés d’accès, temps de trajets trop longs…). Autre enseignement : plus d’un résident de ZUS sur 10 (12,4 %) n’a pas de couverture maladie complémentaire (contre 6,1% dans le reste de la population). Le phénomène est sensible chez les hommes comme chez les femmes.


Conclusion :

Le rapport de l’ONZUS confirme l’urgence qu’il y a d’agir plus vite et plus fort dans ces quartiers, en matière d’emploi, d’éducation, d’accès aux soins… Il est à la fois un outil de connaissance et un cri d’alerte.
Pourtant, le rapport 2014 est le dernier publié par l’ONZUS.
Le 21 février 2014, la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine a en effet dessiné une nouvelle géographie des quartiers prioritaires, plus resserrée. Environ 1 500 quartiers prioritaires (1 300 en métropole et 200 dans les DOM-COM) ont été définis sur un critère unique, la concentration de la pauvreté calculée à partir du revenu des habitants.
L’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV) mesurera désormais l’évolution des inégalités et des écarts de développement au sein des unités urbaines, et évaluera les politiques publiques mises en place pour y répondre.Il lui reviendra d’exécuter, chaque année, un rapport détaillé sur l’évolution de la situation dans ces quartiers.


Onzus - Rapport 2014 (PDF – 8 Mo)

mercredi 15 avril 2015

L'  « engagement républicain » selon Larcher et Bartolone

Après les attentats de janvier, le souhait du chef de l’Etat de faire travailler ensemble les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat à une « mission de réflexion sur les formes d’engagement et sur le renforcement de l’appartenance républicaine » avait fait long feu et, à la suite de plusieurs désaccords, les deux hommes avaient décidé de travailler chacun de leur côté.
Mercredi 15 avril, ce sont donc deux rapports distincts qu’ils ont remis à François Hollande, deux réponses opposées – une de droite, une de gauche – à une même question. Intitulé « La nation française, un héritage en partage »l’un est introduit par une citation de Charles de Gaulle et promet d’être « décoiffant » assure l’entourage de Gérard Larcher, « alors que Bartolone est resté dans le cadre attendu ». « Au moins, il n’a pas auditionné les trois mêmes intellectuels qu’on voit partout », rétorque le camp d’en face, qui propose de « Libérer l’engagement des Français et refonder le lien civique », avec un préambule de François Mitterrand…
A l’arrivée, si tous partagent le constat d’une France qui se replie sur elle et mettent en garde contre la tentation du communautarisme, leurs réponses divergent : au sénateur UMP le contrôle de l’immigration, le renforcement de l’autorité à l’école et le dialogue « franc » avec l’Islam ; au socialiste le « développement de la citoyenneté », le vote obligatoire et la lutte contre la « reproduction des élites ».



Le rapport de Gérard Larcher, le président du Sénat :  « La Nation française, un héritage en partage ».

Le rapport de Claude Batolone, le président de l'Assemblée nationale : « Libérer l’engagement des Français et refonder le lien civique ».