Pierre Corneille, le grand dramaturge français du XVIIe siècle, fait dire à Don Rodrigue, dans Le Cid: «Je suis jeune, il est vrai; mais aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années».
En regardant le « Café Politique » de Wilfried Richy, au terme d'une entrevue avec le chef de file de l'opposition « Trappes Citoyens », je pensais à cette répartie de Don Rodrigue et je me disais que Othman Nasrou pourrait bien faire sienne cette célèbre citation tant elle lui va bien.
« Croyez
en moi » qu'interprète la chanteuse Amel Bent livre une
expression qui ne manque pas d'interroger. Je cite : « Un
arabe riche est un riche, un arabe pauvre est un arabe, soit l'argent
nous valorise soit c'est le point sur la table ! »
Ce
« point sur le table » que chante Amel Bent ne
traduirait-il pas quelques réalités de Trappes ? Pour répondre on
peut rappeler utilement quelques vérités sur nos niveaux de vie.
Ainsi, le revenu médian pour une personne est de 1130 € dans notre
commune, contre 1602 € dans tout le reste de la France et 2134 €
dans tout le reste des Yvelines. De même, peut-on rapporter que le
revenu médian de 10 % les plus pauvre est de 384 € à Trappes au
lieu de 577 € en France et de 795 € dans le département. Devant
cette réalité de Trappes ville populaire sûrement est-il légitime
de chanter avec Amel Bent « soit
l'argent nous valorise soit c'est le point sur la table ! »
Encore
faut-il ne pas se laisser enfermer, devant la « casse
sociale », dans la lâcheté du pessimisme qu'incarne
aujourd'hui le Front National. Dans cette intention, Othman Nasrou a
eut raison de le dire dans le Huffington Post : « La
réduction des inégalités ne peut plus être un simple thème de
discours destiné à rallier le peuple de gauche -et les suffrages
qui vont avec. C'est une question de crédibilité. »
Le
courage de son optimisme m'a engagé à l'encourager durant cette
campagne pour les régionales. Comme je l'ai écrit à Valérie
Pécresse « je mesure pour Trappes toute la valeur de la place
attribuée à Othman Nasrou sur votre liste. Merci ! »
Les
résultats de l'élection régionale des 6 et 13 décembre nous
permettrons de mesurer le chemin qu'il nous reste encore à parcourir
pour engager Trappes et les Trappistes à sortir réellement de
ladite « casse sociale ». Un dernier chiffres pour se
convaincre de l'impérieuse nécessité de nous en sortir : 2327
€. Il s'agit du revenu médian de 10 % les plus riches dans notre
ville ! C'est 2102 € de moins que dans l'ensemble des Yvelines
et 1702 € de plus que le revenu médian des Trappistes les plus
pauvres. Ces chiffres parlent d'eux même. Sûrement nous
invitent-ils à essayer la droite et le centre dans notre ville.
D'ailleurs qu'avons nous à perdre de plus qu'une gauche qui
parce qu'elle n'a pas récolté sans peine s'imagine qu'elle a semé ?
Pour
ma part, je commencerai à le faire dès le 6 décembre en votant
pour Valérie Pécresse.
Les élections régionales
françaises 2015 auront lieu le 6 et 13 décembre.
Ces élections
sont le second scrutin de l'année, après les élections
départementales du mois de mars, marquées par la victoire de la
droite et une percée du Front national.
Les élections régionales
ont lieu au suffrage universel direct et au scrutin proportionnel de
liste à deux tours avec prime majoritaire. Peuvent se qualifier au
second tour les listes ayant recueillis 10% des voix. Les listes
ayant obtenu au moins 5% peuvent fusionner au second tour avec une
liste qualifiée.
Au tour décisif, la
liste arrivée en tête reçoit une prime de 25% des sièges alors
que le reste des sièges est réparti entre toutes les listes ayant
reçu au moins 5% des voix. La prime majoritaire permet ainsi à une
liste arrivée en tête de disposer d'une majorité de sièges au
conseil régional à partir d'environ 33% des voix.
Les sièges sont répartis
entre les listes au niveau régional mais, au sein de chaque liste,
les sièges sont attribués par section départementale.
Les candidatures seront
officiellement déposées au plus tard le quatrième lundi qui
précède le jour du scrutin, soit le 9 novembre 2015.
Cela va sans dire, devant
ces élections je partage le sentiment de Jean-Paul Huchon. Pour
l'actuel président (Ps) de la région Il-de-France, notre région
« l'alternance est sûrement une bonne chose, à un moment
donné, quoi qu'il arrive, où qu'on soit. »