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vendredi 21 avril 2017

Habitant-e-s de Trappes, votez et faites voter pour Jean Lassalle !

Le premier tour de l'élection présidentielle se déroule le 23 avril 2017 c'est-à-dire ce dimanche. Sans retenue politicienne ni arrière-pensée tactique, je vous engage à voter pour Jean Lassalle.




J'en énonce la première raison en affirmant que le clivage gauche-droite, durant cette campagne pour l'élection du président de la République, a largement été effacé au profit de quelque chose qu'il conviendra aux politologues de définir. On peut ainsi dire que Marine Le Pen est la colère et la peur, Emmanuel Macron et François Fillon l'idéologie de la finance et le mépris de classe, Jean-Luc Mélenchon la colère et l'arrogance ou encore Benoît Hamon le « clientélisme » charitable qui voudrait nous faire oublier le socialisme de Jules Renard : « Charité : hypocrisie qui donne dix sous d'attention pour recevoir vingt francs de gratitude. » 
Les adversaires de Jean Lassalle n'ont donc pas contestés sa position centrale sur l'échiquier politique mais joués sur les travers de la société française, il l'ont assigné à une identité supposée « rurale » avec l'espoir de signifier aux électeurs qu'ils ne sauraient voter pour un candidat « atypique » voir « nostalgique » sans se disqualifier eux-mêmes. Nostalgique ? Comme l'écrivain algérien Boualem Sansal l'a dit dans son « Petit éloge de la mémoire », « Sans la nostalgie et sans l'attente du lendemain, que serait la vie ? » Jean Lassalle a alors obtenu plus de parrainages que la favorite des sondages pour accéder à la course à l’Élysée, une course qu'il vit comme un ultime engagement civique auprès de ses « chers compatriotes »

Je le souligne avec enthousiasme : les « chers compatriotes » de Jean Lassalle ne sont pas que béarnais et paysans, dans l'esprit de Jean Lassalle ils sont aussi habitant-e-s des quartiers populaires. Je retiens alors comme seconde raison d'un vote pour Jean Lassalle les mots qu'il a prononcé en faveur de la soif de dignité que se reconnaissent les habitant-e-s d'une ville populaire comme la notre, Trappes. Je le cite : « Ceux qui vivent dans les quartiers font ce qu’ils peuvent pour s’en sortir ». Les choses sont dites, depuis trente ans les politiques de la ville menées par les différentes majorités n'ont pas améliorés grand chose. Elles se contentent de répartir la pauvreté plutôt que les richesses au nom de « l'alpha et l'oméga » d'une politique qui n'a toujours pas démontré son caractère émancipateur : la mixité sociale. Chez Jean Lassalle donc, pas de tours d'adresse et d’escamotage, face aux problèmes il va a l'essentiel. Cela m'amène à la troisième et dernière raison d'un vote pour Jean Lassalle que je cite à nouveau : « égalité des chances sur l'ensemble du territoire »

Cette dernière raison me semble la plus importante car elle engage les politiques à nous considérer de la manière dont nous devrions l'être, c'est-à-dire comme des citoyens, des co-souverains de la République ou, comme l'a dit Jean Jaurès, « des rois parmi un peuple de rois. » Jean Jaurès, dis-je ? Oui, celui que la majorité municipale a rectifié à l'entrée Sud de la mairie de Trappes en conjuguant sa citation au singulier alors que lui la conjuguait au pluriel. Je corrige la majorité pour réhabiliter Jean Jaurès à Trappes : « Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans lesquelles elle n'est qu'un mot ».

En le faisant, je me dis que dimanche, tous ceux qui respectent notre intelligence de citoyenne ou de citoyen se réjouirons d'un choix émancipateur. Votez et faites voter pour Jean Lassalle !


Voir aussi : https://sdumouchy.wixsite.com/moncandidat2017 et cet article dans l'édition du 19 avril 2017 de Toutes Les Nouvelles de Versailles.


dimanche 9 avril 2017

Canto per ma mio : "Il chante pour ma mie"

Les internautes qui me suivent sur les réseaux sociaux le savent ; après avoir marqué dans ce blog ma défiance à l'égard des primaires ouvertes du Parti socialiste, de la droite, et du centre j'ai choisi un candidat à l'élection présidentielle qui me semble être moins bateleur que tous les autres et donc le plus respectueux de nos intelligences de citoyens. Il s'agit du maire de Lourdios-Ichère et député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle.Afin d'expliquer en partie la raison de mon choix, je retranscris deux posts que j'ai commis sur facebook, partage deux montages diffusés sur ma chaîne Youtube et une photo diffusée par mon compte Twitter. Car, j'en suis persuadé, ce qui confère à la mission politique son utilité vraie et sa vraie dignité, c'est le dialogue avec le citoyen. A ce titre je ne peux que vous conseiller de consulter le parcours et le projet de Jean Lassalle sur son site de campagne jeanlassalle2017.fr


#Presidentielle2017 : je m'engage pour @jeanlassalle. Twitter, le 8 avril 2017



Introduction du lien "Qui est Jean Lassalle, candidat surprise à la présidentielle ?". Facebook, le 30 mars 2017


"Portraiturer un politique qui ne rentre pas dans la catégorie analytique de la presse nationale parisienne ne semble un problème que pour ladite presse. Il faut donc ce tourner vers la presse régionale pour comprendre la quintessence de la candidature de Jean Lassalle. On y découvre alors un candidat capable de rappeler à la France ce qu'est son génie : "la République du un pour tous, tous pour un". Cette formule fera dire aux plus pessimistes que D'Artagnan est mort à Maastricht. Comme je me tiens du côté des optimistes je dirais plutôt que Cyrano de Bergerac a bel et bien existé et que le très parisien Molière ne se gratta pas pour faire quelques emprunts à son génie.
Molière ? Au moment où commence la 22e "semaine de la langue française et de la francophonie" il est amusant de penser que la "langue de Molière" aurait pu s’appeler aussi la "langue de Cyrano" ! Rapporté à Jean Lassalle elle roule le "r" de "rocaille" et de "République" comme le faisaient nombre des fondateurs de la démocratie Française.
Cependant, qu'elle soit de Molière ou de Cyrano la langue qui sert le portrait que fait Ouest France de Jean Lassalle permet de mieux comprendre cet esprit libre. Après l'avoir lu je me dis qu'il est sans doute utile - eu égard aux autres candidats qui n'ont retenu de la série "Nounours" que la dure réalité du "marchand de sable" - d'adresser à mes concitoyennes et concitoyens de France et de facebook cette saillie du fameux Cyrano pillé par Molière : “On ne doit pas croire toute chose d'un homme - parce qu'un homme peut dire toutes choses. On ne doit croire d'un homme que ce qui est humain.”
Allé peuple de France et de facebook : "Lassalle pour tous, tous pour Lassalle !" Car franchement imaginez-vous Le Pen, Macron, Fillon, Hamon, Mélenchon et les autres aussi bien ancré que lui dans nos réalités de citoyens Français ? Nous voulions un candidat qui nous comprenne et nous respecte. Il est à porté d'urne, il est JeanLassalle."

"Trappes-en-Yvelines : Jean Lassalle me rend dingue". YouTube, le 25 mars 2017




Introduction du lien "Intégralité des interventions de Jean Lassalle au grand débat". Facebook, le 7 avril 2017


"Le troubadour est défini comme celui qui sait trouver des vers et composer les musiques, il correspond à l'idée actuelle d'inventeur ou de créateur. En écoutant et en regardant les candidat-e-s à l'élection présidentielle je me dis que #JeanLassalle est une sorte de troubadour ou de "trouveur" de la politique. Pour autant, est-ce à dire que Arthaud, Asselineau, Cheminade, Dupont-Aignan, Fillon, Hamon, Le Pen, Macron, Mélenchon, Poutou, sont le contraire de Jean Lassalle, les inévitables bateleurs d'un régime politique et financier où l'on ne sait plus qui est qui, qui fait quoi et pour quels buts ? Prenons y garde ! L’illusionnisme ou la prestidigitation ne sont pas un art de la politique ; ou alors la politique n'est qu'un art de l’illusion qui nous fait prendre des vessies pour des lanternes !
Il me semble alors que Jean Lassalle nous raconte l'histoire d'une injustice bien réelle qui ne saurait trouver une issue heureuse sans la libération de nos consciences d'individus et de citoyens : celle de ses enfants, fils de député, qui auront moins de chance que lui, fils de berger. N'est-ce pas notre histoire qu'il raconte à travers les siens ? Je voudrais une issue heureuse pour nos enfants et ceux de Jean Lassalle, celle de l'émancipation gagnée à la puissance de l'intelligence du cœur et de l'esprit qui forme la bonne volonté, à la force du savoir qui apprend à raisonner et à manipuler les concepts pour créer et dompter l'outil.
Or, à parler d'émancipation, je me souviens que les thèmes les plus connus des troubadours sont épiques, avec la vie des chevaliers, et lyriques avec la poésie courtoise. Ils sont aussi très souvent satiriques et comiques, moraux ou religieux, et même juridiques ou politiques.
Les votes de Jean Lassalle à l'Assemblée nationale, son chant entonné devant collègues et ministres dans ladite assemblée pour sauver un service public de sa circonscription en 2003, sa gréve de la faim pour conserver les emplois de ses administrés en 2006, sa marche de 5 000 km et plus "pour entendre la désespérance des Français" en 2013, son tour d'Europe pour dresser le constat d'une désillusion commune en 2014, et, maintenant, sa candidature à la présidentielle ont quelque chose d'épique, de lyrique, de satirique, de moral, de politique.
Le dévoilement de Jean Lassalle en troubadour habille-t-il ses concurrents à la présidentielle en bateleurs ? Comme l'a dit Charles de Gaulle “Pour faire le blocus de Monaco, il suffit de deux panneaux de sens interdit.” Depuis que la #Présidentielle2017 nous occupe, il me semble que pour sortir la #France des tours d'adresse et d'escamotage, il suffit de voter Jean Lassalle."

"Le peintre de vie et le candidat de l'allant" - Le discours de Jean Lassalle après sa marche de 5 000 km et plus en 2013, illustré par l'artiste peintre Joël Cunin. YouTube, le 20 mars 2017



jeudi 9 mars 2017

Maître Jacques

Étonnant maire de Trappes Guy Malandain qui en séance du conseil municipal, le 21 février dernier, n'a pas jugé utile de signaler le décès de l'ancien adjoint au maire, Jacques Pastrie. Pourtant, le directeur de cabinet du maire semblait avoir fait réception de la triste nouvelle en m'adressant par mail, le 19 février à 20h15, ces quelques mots : « Bonjour, Bien reçu. Cordialement. Rogatien Bouchereau »
L'indifférence de Guy Malandain est d'autant plus troublante qu'il est de notoriété publique que Jacques Pastrie a été l'un des artisans, si ce n'est le principal, de sa venue à Trappes.
Je publie ici l’hommage que je voulais rendre à Jacques Pastrie en séance du conseil municipal du 21 février et que j'avais préalablement adressé au maire le 19 février. Le mutisme de ce dernier ne m'a pas autorisé à le communiquer décemment à l'assemblée communale.
Je le rend public aujourd'hui au nom de mon amitié avec Jacques Pastrie et de la peine partagée avec sa famille, ses proches et ses amis.



Monsieur le maire, 
Monsieur Malandain, 
Guy, 

Notre ami Jacques Pastrie a rejoint un monde où, dit-on, la vanité et l'orgueil n'existent pas. Il s'en est allé au petit matin du 9 février dernier. Ses cendres voguent maintenant au gré des courants de l'océan Atlantique. Peut-être atteindront-elles un jour la rive du pays de ceux qu'il appelait « les Ricains »

Ce dernier voyage suspend pour toujours l'attention qu'il porta jusqu'au bout à Trappes et à son assemblée communale. Comment aurait-il pu oublier notre ville, lui qui, sous les couleurs du Parti socialiste, fut le candidat d'une cantonale en arborant un slogan sans appel pour ses adversaires politiques : « Moi, j'aime Trappes ! »
Il aimait Trappes et l'aima encore de Gouvieux, près de Chantilly, son premier exil. Son inclination ne relâchait pas dans l’île espagnole de Majorque, son second exil, d'où il tenta de couler une paisible retraite. 
Il aura fallu la mort pour que tout s'éteigne ; une mort sur le sol français, qu'il avait regagné en décembre dernier à Saint-Nazaire pour finalement y mourir en février ; une mort devant laquelle il n'a pu opposer le sarcasme grinçant de son cher Alphonse Allais : « Ne remets pas à demain ce que tu peux faire après-demain »

Guy, l'« après-demain » de Jacques est arrivé ; sans doute est-il temps que je dise publiquement ce que tu sais peut-être : il a vécu 2001 comme la trahison d'une amitié. En définitive, il n'aura jamais su si son éviction de ta liste du second tour de la municipale fut « une fuite sous un orage ou une déclaration de guerre »
Cette éviction explique bien des choses de la géographie de notre assemblée communale. Les hésitations des uns, la disparition des autres et même ma résolution de soutenir un jeune ambitieux de l'autre rive de la République, tout simplement parce que je le trouve brillant et parce qu'il respecte mon amitié. 
Jacques s'est réjoui de mon choix en 2014, pour ne pas dire qu'il l'a encouragé et soutenu. 

Or la mort efface tout et il ne reste, devant elle, que le souvenir que cultivent les vivants d'un être disparu. 

Dès lors, que pourrais-je dire à nos collègues et à nos concitoyens qui accepteraient d'honorer notre assemblée du souvenir de notre ami ? 
Que Jacques fut l'un des artisans de l'alternance de 2001 ? Ce serait un peut court et presque anecdotique. 
Que Jacques fut un autodidacte de génie dont la culture lui permettait de jouer de la langue comme d'autres le font du sabre ou du fleuret ? Ce pourrait être un bon début mais ce serait largement insuffisant. 
Non, pour honorer dignement notre assemblée de la mémoire de Jacques, un simple souvenir suffira. Car ce souvenir dit l'essentiel. 

Il faut alors que je t'emmène, Guy, à la dernière cérémonie de vœux que donna le sénateur-maire de Montigny-le-Bretonneux, Nicolas About, où Jacques m’entraîna. 
Là, je fus surpris par la complicité et la chaleur que cultivaient, entre eux, ces deux hommes que tout séparait, les idéaux politiques, la nature des études, le champ social, les cercles d'amitié et les générations, dont l'une a connu la guerre et l'autre non. 
Mais je le fus davantage encore quand on m'expliqua comment Nicolas About accepta le pacte d'amitié que, un jour, lui proposa Jacques. 

Il faut alors remonter au temps où tu n'étais pas encore, Guy, de la ville nouvelle. Ce temps où Saint-Quentin-en-Yvelines n'était encore administré ni par la Sqy, ni par la Casqy, ni par le San mais par le Scaan. Ce temps où Jacques dirigeait la rédaction de la gazette institutionnelle de Saint-Quentin-en-Yvelines. 
À l'époque, Jacques prit le risque qu'on le privât de cet emploi, un risque qu'il prit au nom de ses idéaux. Des idéaux qui lui commandaient, malgré les risques encourus, d'imposer le droit d'expression de la minorité de droite à la majorité de gauche dont, pourtant, il se réclamait et qui l'employait. 

On pourrait dire, au regard de ce fait, qu'il y avait chez Jacques du Voltaire, dont tu sais le fameux mot : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire »
On pourrait dire aussi que sa lutte contre le désenchantement dressait des barricades contre l'indifférence, voire contre la défiance que les sectaires ont toujours cultivée contre la démocratie. 
Un sectarisme auquel Jacques aura opposé une arme redoutable : fédérer largement plutôt que cliver, pour constituer « le parti de l'Amitié » qui, bientôt, chez ses adversaires, allait former son corollaire, le parti de l'inimitié !

C'est le « parti de l'Amitié » qui permet d'honorer notre assemblée de la mémoire de Jacques Pastrie. Notre ami Jacques, dont l'océan transporte les cendres et dont l'âme rit sûrement, devant l'Atlantique, du mot de Henri Monnier, qu'il aimait autant qu'Alphonse Allais : « la mer : une aussi grande quantité d'eau frise le ridicule ».

Mais ce n'est là, Guy, monsieur Malandain, monsieur le maire, que le fantasme d'un vaniteux et orgueilleux vivant qui croit « aux forces de l'Esprit » : « Bibi », selon le mot même de Jacques Pastrie, notre ami, qui est mort. Et la mort efface tout. 


Merci.