En 1987, le 13 juillet tombait un lundi comme en 2020. A cette époque, le Président de la République française, François Mitterrand cohabitait, à la faveur des élections législatives de 1986, avec un premier ministre de droite, Jacques Chirac. Et il y a donc 33 ans, à quelques 2 000 kilomètres d'ici, naissait à Casablanca au Maroc, sous le règne de Hassan II, un certain Othman Nasrou.
J'ai réuni ci dessous, à l'occasion de cet anniversaire, une petite collection de liens qui vise à souligner l'envergure de notre ami. Et, je l'espère, le montrera tel qu'il est : subtilement sensible aux autres comme, peut-être, un célèbre discours de François Mitterrand prononcé en 1987 à la Sorbonne ou la diplomatie de Jacques Chirac qui, 8 ans plus tard, deviendra Président de la République. Joyeux anniversaire !
9h00. Cela fait 1h que les bureaux de
vote sont ouverts.
10h00. Cela fait 2h que les bureaux de
vote sont ouverts. Celles et ceux qui n'ont pas encore déposé leur
bulletin dans l'urne ont encore 10h devant eux pour le faire.
11h00. Cela fait 3h que les bureaux de
vote sont ouverts. Celles et ceux qui n'ont pas encore déposé leur
bulletin dans l'urne ont encore 9h devant eux pour le faire. Entre
8h00 et 11h00, qu'ont-ils fait ?
12h00. Cela fait 4h que les bureaux de
vote sont ouverts. Celles et ceux qui n'ont pas encore déposé leur
bulletin dans l'urne ont encore 8h devant eux pour le faire. Entre
8h00 et 12h00, qu'ont-ils fait ? La glande, du taf, des courses,
du sport, le ménage, la bouffe, du bricolage, l'amour ?
13h00. Cela fait 5h que les bureaux de
vote sont ouverts. Celles et ceux qui n'ont pas encore déposé leur
bulletin dans l'urne ont encore 7h devant eux pour le faire. Entre
8h00 et 13h00, qu'ont-ils fait ? La glande, du taf, des courses,
du sport, le ménage, la bouffe, du bricolage, l'amour ?... Je
la trouve émouvante.
14h00. Cela fait 6h que les bureaux de
vote sont ouverts. Celles et ceux qui n'ont pas encore déposé leur
bulletin dans l'urne ont encore 6h devant eux pour le faire. Entre
8h00 et 14h00, qu'ont-ils fait ? La glande, du taf, des courses,
du sport, le ménage, la bouffe, du bricolage, l'amour ?... Je
la trouve émouvante. J'ai envie de lui dire.
15h00. Cela fait 7h que les bureaux de
vote sont ouverts. Celles et ceux qui n'ont pas encore déposé leur
bulletin dans l'urne ont encore 5h devant eux pour le faire. Entre
8h00 et 15h00, qu'ont-ils fait ? La glande, du taf, des courses,
du sport, le ménage, la bouffe, du bricolage, l'amour ?... Je
la trouve émouvante. J'ai envie de lui dire. Vais-je oser ?
16h00. Cela fait 8h que les bureaux de
vote sont ouverts. Celles et ceux qui n'ont pas encore déposé leur
bulletin dans l'urne ont encore 4h devant eux pour le faire. Entre
8h00 et 16h00, qu'ont-ils fait ? La glande, du taf, des courses,
du sport, le ménage, la bouffe, du bricolage, l'amour ?... Je
la trouve émouvante. J'ai envie de lui dire. Vais-je oser ? Un
type rentre, il semble la connaître.
17h00. Cela fait 9h que les bureaux de
vote sont ouverts. Celles et ceux qui n'ont pas encore déposé leur
bulletin dans l'urne ont encore 3h devant eux pour le faire. Entre
8h00 et 17h00, qu'ont-ils fait ? La glande, du taf, des courses,
du sport, le ménage, la bouffe, du bricolage, l'amour ?... Je
la trouve émouvante. J'ai envie de lui dire. Vais-je oser ? Un
type rentre, il semble la connaître. Qui est-ce ?
18h00. Cela fait 10h00 que les bureaux
de vote sont ouvert. Celles et ceux qui n'ont pas encore déposé
leur bulletin dans l'urne ont encore 2h devant eux pour le faire.
Entre 8h00 et 18h00, qu'ont-ils fait ? La glande, du taf, des
courses, du sport, le ménage, la bouffe, du bricolage, l'amour ?...
Je la trouve émouvante. J'ai envie de lui dire. Vais-je oser ?
Un type rentre, il semble la connaître. Qui est-ce ? Je crois
comprendre que c'est son frère.
19h00. Cela fait 11h00 que les bureaux
de vote sont ouverts. Celles et ceux qui n'ont pas encore déposé
leur bulletin dans l'urne ont encore 1h devant eux pour le faire.
Entre 8h00 et 19h00, qu'ont-ils fait ? La glande, du taf, des
courses, du sport, le ménage, la bouffe, du bricolage, l'amour ?...
Je la trouve émouvante. J'ai envie de lui dire. Vais-je oser ?
Un type rentre, il semble la connaître. Qui est-ce ? Je crois
comprendre que c'est son frère. Il est temps que je fasse quelque
chose.
20h00. Cela fait 12h00 que les bureaux
de vote sont ouverts. Celles et ceux qui n'ont pas encore déposé
leur bulletin dans l'urne ne peuvent plus le faire. Entre 8h00 et 20h00, qu'ont-ils fait ? La glande, du taf, des courses, du
sport, le ménage, la bouffe, du bricolage, l'amour ?... Je la trouve émouvante.
Trappes est notre petite patrie et a besoin de nous pour fermer la parenthèse d'un mouvement d'ambition parisienne qui, dans le circonscription, n'a servit personne et même pas lui-même.
Notre vote, dimanche prochain, sera l'unique occasion de dire « non-merci, j'ai déjà donné » à ce mouvement dont les postures infécondes démontrent que son nom est déjà une promesse qui ne peut pas être tenue : « Génération.s ! »
A celles et à ceux qui en douteraient encore, je rappelle la situation inextricable dans laquelle ce mouvement nous met tous :
ou bien nous votons Othman Nasrou et il nous reproche de choisir le candidat de la droite ;
ou bien nous votons Guy Malandain et il nous reproche de choisir le candidat de Macron ;
ou bien nous ne votons pour personne et il nous reproche de céder au dilemme qu'il a lui même énoncé : « combattre ou trahir ».
Ce dilemme de Guillotine, de mort, doit nous rappeler les mots que Guy Malandain a prononcé un jour :
« A tout problème de la vie entre les hommes, il y a toujours une réponse de guerre et une réponse de paix.
Il faut évidement choisir la réponse de paix, même si c'est la plus difficile. »
Dimanche prochain, le 28 juin, nous devons choisir la réponse la plus difficile, celle du large rassemblement, celle de l'union locale, celle d'Engagement Trappes Citoyens dont Othman Nasrou est la pierre angulaire et Mustapha Larbaoui la clef de voûte.
Nous devons faire ce choix parce que les fractures éducatives, sociales, économiques, culturelles, démocratiques de notre ville ont besoins de réponses fortes, de réponses solides.
Et ces réponses auront toutes leurs légitimités, leurs puissances, auprès de l’État, de la région, du département, de l’agglomération, si elle sont portées par une majorité municipale qui incarne les jours heureux de la démocratie française:
des droites républicaines et des gauches démocratiques rassemblées pour faire front, front républicain devant l'adversité.
Chers Trappistes, Trappes notre petite patrie ne vit pas en dehors du monde, en dehors du temps ; elle fait partie intégrante de la République Française et de son histoire.
Et « Sans la nostalgie et sans l'attente du lendemain, que serait la vie ? »
Je me souviens de cette concitoyenne que le ministre Valls tançait devant les caméras de télévision. C'était à Trappes en juillet 2013. Nous assistions à un triste spectacle : un ministre socialiste envoyait au diable la meilleure tradition démocratique. Je parle de cette tradition où l'on reconnaît que la parole du premier venu contient toujours une part de vérité. La parole de notre concitoyenne ne contenait-elle pas cette part de vérité ? Ne rappelait-elle pas ce que l'actuel gouvernement doit aux Trappistes ?
En me remémorant cet incident, je pense à ce mot de Sacha Guitry qui, sûrement, parle à notre président de la République : « Être fidèle, c'est, bien souvent, enchaîner l'autre ». Les partis de gauche prétendent-ils s'enchaîner aux électeurs de Trappes pour gagner les élections ? Le président de la République a pourtant libéré les Trappistes. Je suis tenté de dire qu'il ne l'a pas fait par Closer : il l'a fait par le manque de pugnacité de son gouvernement !
Le Parti communiste ne se prive pas de critiquer la politique économique du Gouvernement. Ils la qualifient de « politique de droite ». Au Parti socialiste on ne fait pas mieux. Son aile gauche grogne vertement contre le « Pacte de responsabilité ». A l'occasion des municipales, tout est fait pour dissimuler ces dissensions. Ces deux partis politiques y ont intérêt. Le Parti socialiste ne peut pas se permettre d’amoindrir la crédibilité que lui laisse son statut sympathique de parti de « gauche ». Le Parti communiste nourrit l'espoir de conserver des mandats locaux qu'il ne peut gagner qu'avec l’habile connivence du Parti socialiste.
Cette connivence est habile mais trompeuse. Elle profite de l'habitude irréfléchie qui consiste à donner le Parti socialiste pour la gauche et à donner de la gauche au Parti socialiste. Elle équivaut à faire le jeu du « ni gauche, ni droite » au niveau national comme au niveau local. Sommes-nous alors engagés vers l'inexorable ? Les citoyens de ce pays sont-ils invités à confier les affaires publiques à ceux qui contestent le clivage gauche-droite ? Je parle bien sûr du Front national. Contre le Front national le courant dominant à gauche se borne à « scruter tous les « dérapages » des forces conservatrices afin de pouvoir les accuser de « faire le jeu de l'extrême droite » ». Pourtant,cette tactique « équivaut à accepter que [l'extrême droite] devienne peu à peu maître du jeu », comme le souligne l'excellent Serge Halimi.
Benoît Hamon, dont je fut partisan, au Parti socialiste, de ses courants « Nouveau parti socialiste » puis « Un monde d'avance », peut-il contredire cette analyse ? Je me souviens de son livre de 2011, « Tourner la page. Reprenons la marche du progrès social ». Il y emploie une formule dans laquelle je reconnais mon engagement syndical : le « dilemme de la gauche : combattre ou trahir ». Son gouvernement ne combat pas. La municipalité sortante qu'il a rejoint préfère, depuis son accession à la majorité municipale en 2001, la promotion immobilière à la promotion sociale des habitants.
Cela ne doit pas être un obstacle pour Benoît Hamon. Pour cet animateur de l'aile gauche du Parti socialiste, la rupture est toujours remise au lendemain. Une fois que lui sera retirée sa fonction gouvernementale, il retrouvera sa place à l'Assemblée nationale au côté de ses autres camarades socialistes...
Prenez y garde ! Les dirigeants socialistes et apparentés de ce pays n'ont pas la force de dresser le constat de Barack Hussein Obama. Pour le président démocrate des États-Unis d'Amérique « l'inégalité constitue le problème-clé de notre époque ». Que faire quand, comme moi, on est un sympathisant de gauche ? Soutenir la gauche comme on soutient une équipe de sport plutôt qu'une autre ? Se mettre en retrait de la vie municipale comme je le fais depuis 2008 ? Trappes, notre « petite patrie », présente tous les symptômes d'une ville malade de ses dirigeants socialistes et apparentés ; devant ce constat cruel j'ai rejoint, dans une démocratie qui évolue sous la loi suprême du suffrage universel, la liste conduite par Othman Nasrou.
Certes, Othman Nasrou est soutenu par l'UMP, l'UDI et le Modem mais, à tout le moins, son appartenance à aucune de ces formations politiques garantit-elle aux électeurs de Trappes de ne plus être considéré comme la « chair à canon » électorale d'une gauche qui ne sait plus où elle habite. Sereinement, Othman Nasrou m' encourage à réclamer une République attentive à nos difficultés de Trappistes par la définition de mesures sociales, éducatives, juridiques, fiscales et économiques qu'avec mon complice, Kamal Benmarouf, j'ai âprement discutées.
Sans doute savons-nous que les habitants de Trappes empruntent chaque jour la rue qui porte le nom de Jean Jaurès. Cette figure tutélaire de la République appartient à toutes celles et à tous ceux qui estiment qu'elle a encore quelque chose à nous dire. En cette « année Jaurès », j'ai rejoins la liste d'Othman Nasrou avec en tête la parole du grand homme : « La méthode essentielle du prolétariat doit être celle [qu'avait] esquissée [le marxisme] : la méthode complexe d'une classe à la fois très vivante et très âpre qui se mêle à tous les mouvements pour les ramener sans cesse à sa propre fin ». Avec l'opposition formée par Othman Nasrou, je veux croire que la politique municipale sera ramenée au propre intérêt des Trappistes, de tous les Trappistes. (source : Trappes de ma fenêtre)
Cette première infographie a pour objet de dire haut et fort que Othman Nasrou est le candidat de celles et ceux qui pensent que Trappes a besoin d'un nouveau souffle.
Depuis Le Prince de Machiavel on sait que la politique ne court pas après la perfection des individus, elle cherche plutôt à renforcer l'influence des gens de pouvoir même si cela doit se faire au détriment de l'intérêt général.
Devant ce fait, on doit se féliciter de vivre en démocratie « le pire des régimes, à l’exception de tous les autres » où le premier devoir du citoyen est de s'informer.
A ce propos, voici une sélection de billets et de communiqués qui posent en filigrane, sur l'action des «princes» de Trappes, la question suivante : « qu'avons-nous fait pour mériter ça ? »
Voici le troisième billet de la série « 1382 », le nombre de caractères que la municipalité autorise, dans le magazine municipal, au groupe Trappes Citoyens.
16 décembre. A l'heure où l'on ne célèbre pas la messe dominicale des âmes méditent en l'église Saint-Georges de Trappes. « Louange à Allah, Seigneur de l'univers. / Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, / Maître du Jour de la rétribution. »
Le « grand remplacement » a-t-il débuté ? Zemmour sera déçu, l'église s'est remplie d'âmes qui veulent discerner la divine condition des hommes ; elles assistent à la représentation de « Pierre et Mohamed. Algérie, 1er août 1996. »
Pierre Claverie et Mohamed Bouchikhi sont morts assassinés. La pièce que leur consacre un père dominicain croise les sermons de Mgr Claverie avec les sentiments d'un algérien de 21 ans, son chauffeur.
« La religion peut être le lieu des pires fanatismes, car les hommes habillent du divin leur soif de toute-puissance ou, plus simplement, leur bêtise, disait l’évêque d'Oran. Toutes les religions sont sans cesse exposées à devenir des instruments d'oppression et d'aliénation. Ne laissons pas l'Esprit étouffé par la lettre. Nous pouvons lutter contre ces dénaturations de la foi, la nôtre comme celle des autres, en maintenant le dialogue malgré les remous de surface et les apparents durcissements. Le dialogue est une œuvre sans cesse à reprendre : lui seul nous permet de désarmer le fanatisme, en nous et chez l'autre. »
Il conviendrait de féliciter Guy Malandain qui, ne cherchant pas à ménager sa peine pour Trappes, cultive l'art d'être "grand maire" : à 81 ans, il annonce à la presse locale, son intention de conduire une liste à la municipale de 2020.
Il convient surtout de s'interroger devant la surprise de la majorité municipale qui à l'instar de Ali Rabeh, le 10e adjoint au maire, ne semble pas avoir été informé de l'intention de l'édile : jeu de dupe ou caprice d'un vieil homme ? Afin de comprendre, je remet en avant la lettre ouverte, qu'avec mon condisciple du Trappes-Sqy-Blog, Kamal Benmarouf j'avais adressé en mars 2014 à Guy Malandain. Nous y dressions le parcours et la liste des actions politiciennes prévisibles du premier magistrat de la ville qui durant toute sa carrière a répété le même scénario de survie politique. Comme le dit la publicité d'une marque de boisson amer "Grand-mère sait faire un bon café !", mais celle de Guy Malandain décidément, a la saveur du réchauffé !
Pour lire la Lettre ouverte à Guy Malandain, cliquez sur l'image.
1382. C'est le nombre de caractères que la municipalité autorise, dans le magazine municipal, au groupe Trappes Citoyens. Je reprend ce format pour donner à ce blog une série de 12 billets sur Trappes, ses habitants et sa municipalité. Voici le second billet.
L’Étoile sportive de Trappes est un bien commun. Au sens matériel, le sport qu'elle défend, le football, a engendré construction et modernisation d'équipements sportifs. Au sens moral, l’Étoile atteste que l'amour du ballon rond est porté par des valeurs qui le dépasse : elle rassemble 1000 licenciés et plus auxquels on peut ajouter les parents des joueurs enfants et adolescents, filles ou garçons, et les supporteurs. On ne flatte pas en disant que le football est aussi le rêve d'une gloire fructueuse.
Face au rêve intervient la volonté du président honoraire de l’Étoile, Mustapha Larbaoui et celle de son président, Abdelrazak Guessoum. Avec le concours des éducateurs du club et des bénévoles de l'association PharmaCitoyen, ils lient le football à l'enseignement. Ainsi, les U11 (cm1, cm2, 6e) sont engagés à un approfondissement scolaire qui peut-être obligatoire. De même, la curiosité des enfants est aiguisée, durant les vacances scolaires, par des sorties : Musée de la sécurité sociale, studios de télévision, Mémorial de l'abolition de l'esclavage, celui de Verdun... S'ajoute l'exemple de la convivance avec l'accompagnement, par les bénévoles de PharmaCitoyen, de patients et de personnes âgées isolées. Côte à côte, cette association et l’Étoile agissent pour la conjugaison des êtres dans la ville. Le bien commun est au service de l'intérêt général.
1382. C'est le nombre de caractères que la municipalité autorise, dans le magazine municipal, au groupe Trappes Citoyens. Je reprend ce format pour donner à ce blog une série de 12 billets sur Trappes, ses habitants et sa municipalité. Voici le premier billet.
Trappes n'est pas une ville de roman. A peine est-elle mentionnée dans Kiffe kiffe demain qui a fait le succès de Faïza Guène à 19 ans. Pour mémoire, ce roman narrait en 2004 les états d’âme d'une Doria de 15 ans vivant seule avec sa mère à Livry-Gargan en Seine-Saint-Denis. Avec humour, il portait le témoignage de banlieues optimistes mais lucides devant les limites de l'espoir. Car dans la vie « ça ne se passe pas comme à Carrefour : y a pas de service après-vente. » Cela frappe, les jeunes de Trappes partis sur le front irako-syrien, au profit de Daesh, sont comme Doria issus de la Génération Y. Contrairement à l'héroïne, ils auraient manqué de clairvoyance en revendiquant eux un « service après-vente ». Faïza Guène le fait dire à Doria : « c'est horrible de se dire qu'à force de subir on peut s'habituer à tout, et particulièrement au pire. » Le pire est arrivé : proportionnellement à sa population Trappes détient le record européen de départ pour le « djihad ». Pendant ce temps, la municipalité célèbre de jeunes « méritants » à La soirée des réussites. Face à la tragédie, elle pense qu'avec le temps, beaucoup de choses changent. Pour les naufragés cette politique a tout l'air d'un roman. Il commence par ces mots de Doria sur sa psychologue : « Parfois je me dis qu'elle aurait du faire proverbe chinois comme métier. » Est-ce celui de la municipalité ?
Mesdames et concitoyennes, Messieurs et concitoyens,
Les années précédentes, mes vœux de nouvel an s'amusaient de mes collègues élus. Celui que je formule aujourd'hui est grave et intime. Il est celui d'un élu qui est aussi un père, lequel devine le désarroi des parents. Ceux de Trappes dont les enfants ont succombé aux sirènes de Daesh en Irak ou en Syrie.
En tant qu'élu, il me semble que l'effroi de ces parents doit-être accompagné par la collectivité et les bonnes volontés. Je regrette qu'il n'en soit pas ainsi dans notre ville. Cette absence de mesure donne le sentiment que leur douleur s'oppose à la détresse des familles touchées par les crimes de l'islamisme armé.
Sommes-nous absolument certains que la douleur des uns s'oppose à la détresse des autres ? Qu'il me soit permis d'en douter au nom du père que je suis. Car la culture du doute est obligatoire pour transmettre à ses enfants qu'aller à la recherche du cœur de sa propre religion permet d'aller au cœur même des autres religions.
Ce doute me permet de souligner que l'un des corpus spirituel de la religion musulmane, appelé "la tradition du Prophète", enseigne que "le paradis se trouve aux pieds des mères". Si cet enseignement est vrai ne doit-on pas croire que se mettre debout contribue à écraser le crime ? Le crime qui veut obtenir le silence des parents pour que l'on entende les cris qui appellent à la vengeance !
Quand la violence entraîne le silence, nous devons faire erreur : le cœur brisé des parents doit se raviver ! Et nous, qui avons la chance de ne pas voir la chaire de notre chaire broyé par la tragédie, devons certainement les aider à faire connaître la souffrance qui les tortures.
Le vacarme de la fraternité, pour raviver l'humanité de notre ville, est le vœu que je formule pour l'année 2018.
Depuis 2014 les élus de la gauche municipale, qu'ils se réclament de Benoît Hamon ou de Guy Malandain, passent et repassent place Jean Jaurès devant des mots que Jaurès ne reconnaîtrait pas lui-même : « Je n'ai jamais séparé la République de l'idée de justice sociale sans laquelle elle n'est qu'un mot ». Qu'est-ce donc ce mot qui ne resterait « qu'un mot » dans cette tour de Pise sémantique qui ne ressemble pas à notre grand homme ? Est-ce « la République » ou la « justice sociale » ? Ou bien « la République » est un mot et la « justice sociale » donne à la République son véritable sens ; ou bien la « justice sociale » n'est qu'une option parmi tant d'autres et « la République » se suffit à elle-même. Entre la « justice sociale » et la « civilisation morale » les Trappistes sont priés de choisir ! Pourtant, retrouvant la citation exacte de Jean Jaurès le choix est déjà fait, lequel poussé jusqu'au point final de ladite citation nous parle de discussion avec « les travailleurs » sur « les grands intérêts du travail ». Le choix est fait, dis-je ! La « justice sociale » de Jean Jaurès n'est pas une option, elle n'enfouit pas la République dans la tombe de Jules Ferry à Saint-Dié « en face de cette ligne bleue des Vosges d'où monte [...] la plainte touchante des vaincus », elle avance !
Que s'est-il donc passé qui me fasse revenir au Jaurès de Trappes ? Rien justement, absolument rien du côté des « l'idée » et de la « justice sociale ». Le 25 septembre dernier, en séance du conseil municipal, le maire de Trappes Guy Malandain a fait passer son Jules Ferry comme une lettre à la Poste... enfin presque ! Peut-être a-t-il trouvé tellement grotesque la notice biographique, rédigée pour justifier le nom de la future école de la rue Pierre Semard de Trappes, qu'il n'a pas osé la faire lire en séance par son délégué à la culture. Bien lui en a pris ! Chaque point de ladite notice biographique donnait envie d'entonner « Elle n'est pas morte » d'Eugène Potier ou de chanter à tue-tête« Sacré Charlemagne » de France Gall. La première chanson convoquée pour réveiller le souvenir de « Ferry-famine » ou de « Ferry l'affameur »aux prémices de l’insurrection parisienne de « la commune » ; la seconde, pour ne prendre que le parti d'en rire : Guy Malandain est probablement le seul membre du conseil municipal qui a réellement connu l'école de Jules Ferry... Peut-être croit-il encore à la légende qui affublait Charlemagne d'une barbe fleurie, lequel, pourtant, était imberbe !
Or, face au saugrenu, je m'attendais à une intervention magistrale de notre professeure d'histoire Sandrine Grandgambe ; je l'attends encore ! Ainsi aurais-je pu lui dire : « Je vous respecte et je vous aime ». Hélas, hors de sa chapelle, point de salut chez notre historienne pour le magistère intellectuel légué aux enseignants par de courageux dreyfusards. Je rends donc à Ferdinand Buisson les mots qu'il reçut de Elie Pécaut, lequel exprimait au premier toute sa reconnaissance pour son parti pris courageux : le ralliement au dreyfusisme lors des obsèques de Félix Pécaut, dreyfusard de la première heure et père de Elie. Mais rendant à Buisson ce qui est à Buisson, et aux Pécaut ce qui est aux Pécaut, tombe le masque de Grandgambe. Le 25 septembre dernier, notre enseignante, qui n'en n'est pas moins conseillère communautaire, conseillère régionale et qui à l'époque pouvait encore prétendre à la fonction de première secrétaire départementale du Parti socialiste, a dissipée les apparences trompeuses sur la considération qu'elle porte à sa mission de professeure : l'éducation à la liberté ! Une liberté qui ne se mesure pas seulement dans le progrès de l'instruction, mais aussi dans la défense des droits civiques : « l'obligation de ne jamais oublier, citoyen, qu'il est professeur, et professeur, qu'il est citoyen » comme le dit la fameuse délibération de la Ligue des droits de l'homme de 1901.
Soyons clairs : par son silence, Sandrine Grandgambe a investi le maire de Trappes Guy Malandain d'une autorité à laquelle il ne peut prétendre, celle d'exiger une stricte neutralité d'un enseignant dans sa vie civique. Une neutralité que même les chefs hiérarchiques de l’Éducation nationale ne sont plus en droit d'exiger ! Frappée par une étrange paralysie, le silence de Sandrine Grandgambe était assourdissant devant une notice finalement divulguée qu'aux seuls élus. Pas de stylo rouge pour corriger une biographie dont l'auteur n'a pas osé préciser que l'école du «peuple » de Jules Ferry n'était pas celle de « l'égalité des chances » ; rien pour rappeler que ladite école s'est effacée dans les années 1960 devant le constat accablant pour une grande puissance, de 15 % d'une classe d'âge au bac. Courage fuyons encore devant celui qui a prononcé en 1885 le discours énonçant les présupposés colonisateurs de la gauche française sous la IIIe République : « le premier manifeste impérialiste qui ait été porté à la Tribune » selon l'historien et journaliste français, spécialiste du Maghreb et militant anticolonialiste, Charles-André Julien. Et, passant de la thèse à l’antithèse, notre enseignante aurait-elle pu souligner au moins ce que nous devons encore au grand homme de Guy Malandain : la liberté de la presse, la liberté syndicale, la liberté de réunion et la loi municipale qui allait faire que les maires ne seraient plus désignés par l’État mais par des conseillers municipaux directement élus par les citoyens. Mince ! Était-ce si compliqué pour une agrégée d'histoire ? Par intérêt ou par désinvolture notre partisane de Benoît Hamon a laissée s'envoler la notice ; « tant pis pour « l’intellectuel » et le « magistère » semble-t-elle penser, l'éducation et la liberté, « les idées » et la « justice sociale », que les Trappistes se démerdent avec les lubies de Malandain ! »
Doit-on s'étonner que ce soit moi, l'unique ouvrier de l'assemblée communale, qui rappelle Sandrine Grandgambe à son devoir moral de professeure ? Pas vraiment ! D'où je parle on craint les discours qui endorment sur l'éducation et la culture, lesquels n'empêchent pas Nabila de croire que « La Joconde a été peinte par Picasso ». En d'autres termes, on redoute la fausse bienveillance qui flatte et qui dans le même temps nous prend pour des cons. Dès lors, suis-je plus contrarié qu'amusé de constater que chaque hommage public qui est rendu à Trappes, depuis le début du mandat, prend l'allure du fameux « dîner » de Francis Veber, « Le dîner de cons ». « Mais pour moi, si je puis dire à l'instar de Jean Jaurès, qui n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans lesquelles elle n'est qu'un mot, je me sens bien à mon aise pour discuter avec tous les travailleurs, d'où qu'ils viennent... » Je me rassure alors que les quelques mots que j'ai adressés en séance le 25 septembre dernier au maire de Trappes Guy Malandain, me permettent de saluer la position de deux collègues de l'assemblée communale : l'ancien syndicaliste et conseiller régional communiste, Jean-Yves Gendron et le Président du groupe Les Républicains au conseil régional d’Île-de-France, Othman Nasrou.
Jean-Yves Gendron croit à la primauté de la société sur les comportements individuels, Othman Nasrou fait sienne la pensée de Soljenitsyne : « la ligne de partage entre le bien et le mal passe par le cœur des hommes ». Tous deux, d'un même pas, ont décliné l'offre d'un hommage public à Jules Ferry. Le premier pour souligner un abus d'oubli devant l'histoire de la gauche ; le second pour revendiquer une juste mémoire de l'un des pères de la République. Il m'a semblé alors qu'ils sonnaient le glas pour la gauche municipale, laquelle dans son agonie ne sait plus à quel grand homme se vouer pour justifier l'histoire de Trappes qu'elle prétend écrire... Plutôt que de s'en désespérer ou de s'en réjouir il est certainement plus utile de s'interroger sur l'abandon du dreyfusisme par la gauche, dont Sandrine Grandgambe et consorts, à l'évidence, ne considèrent plus comme un « marqueur » idéologique. Peut-être pourrons nous alors redécouvrir collectivement la conviction de Jean Jaurès: « Le courage, c'est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces... c'est d'agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l'univers profond, ni s'il lui réserve une récompense.» Et ainsi donc, faire sien le refus de Ferdinand Buisson devant les fatalités et l'écrasement : le devoir de réflexion critique est la véritable obligation morale du citoyen.
Mais voici la retranscription de mon adresse au maire de Trappes le 25 septembre dernier :
« Monsieur le maire,
Je vous le dis sans détour, la morale républicaine de Jean Jaurès n'est pas celle de Jules Ferry. Celui que nous avons honoré en 2014 pense que vouloir la vérité, aller à l'idéal, comprendre le réel est le premier moment de la démocratie. Jules Ferry lui, veut créer « la religion de la patrie, une religion dit-il qui n'a pas de dissidents ».
Or, un mouvement de dissidence se constitua. On le doit à Félix Pécaut, inspecteur général, directeur de l'école de Fontenay-aux-Roses et surtout l'ami de celui qui a élaboré et appliqué les lois scolaires de Jules Ferry. Félix Pécaut a du faire preuve d'une immense patience, d'une immense détermination et sans doute d'une immense amitié pour convaincre l'héritier de Jules Ferry, Ferdinand Buisson, de rejoindre les partisans du capitaine Dreyfus.
La puissance des mots de Félix Pécaut persuaderont Ferdinand Buisson. En tout premier lieu il s'investit comme Jaurès dans le dernier combat strictement dreyfusard, celui qui doit déboucher sur la réhabilitation pleine et entière du capitaine Dreyfus par la Cour de cassation le 12 juillet 1906. Avec Jaurès encore, il contribue à faire de la loi de 1905 le texte emblématique de la nouvelle démocratie républicaine ; l'héritier de Jules Ferry passe de la « religion de la patrie qui n'a pas de dissidents » à « la liberté de conscience ».
Monsieur le maire, je ne participerai pas à ce vote. En premier lieu parce qu'on ne peut pas m'ôter ce qui me reste de gauche. En second lieu parce que ma position géographique dans cette assemblée ne me permet pas de vous convaincre de la sincérité de ma conviction. Je resterai donc spectateur de votre choix et de celle de votre majorité pour ne pas juger moi-même mon idéal : plutôt l'héritier de Ferry que Ferry lui-même, plutôt la « liberté de conscience » que la « religion de la patrie ».
Le cycle de l'élection présidentielle s'est achevé avec le second tour des élections législatives. Celles-ci nous livre une Assemblée nationale composée de députés très mal élus. Ainsi, les législatives 2017 renouvellent 75 % des députés, un record sous la Ve République qui, avec presque 60 % d'abstention (57,36% exactement), a été atteint sans la majorité des citoyens. On peut alors s'interroger : La démocratie française est-elle redevenue censitaire ? La liste ci-dessous, des articles publiés sur ce blog, récapitule mon parti pris durant cette période, laquelle commence par les élections primaires ouvertes qui déjà me semblaient exclure de nombreux concitoyens. En survolant cette période je m'interroge : est-ce bien les élus qui ont été dégagés ? N'est-ce pas plutôt les électeurs ? Si oui, au profit de qui et de quoi ?
Pour la première fois, depuis que j'ai atteint l'âge de voter, j'accorde mon suffrage à un candidat de droite aux élections législatives. Il s'agit du maire d’Élancourt, par ailleurs Conseiller départemental des Yvelines et vice-président de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, l'ancien député de la circonscription, Jean-Michel Fourgous. A une époque où l’on tient à conserver à tout prix une image progressiste, de gauche, en ayant peur d’avoir « mauvaise réputation », d’être catalogué comme un « nouveau réactionnaire » ou un suppôt de l’extrême droite, suis-je en droit de faire valoir ma liberté de penser et mon autonomie de jugement ? En effet, je crois que le candidat LR Jean-Michel Fourgous à un avantage indéniable sur la candidate de La République En Marche au second tour de la législative de Trappes, comme il l'avait au premier tour sur l'affranchi socialiste Benoît Hamon : il s'inscrit dans le camp d'un « progrès » qui n'est pas synonyme d'un « changement » sans but ni sens. Voici, en quelques mots, ce qui me permet de le dire.
Mettant un zeste de philosophie dans mes propos, je me rallie à Fichte qui, fort justement, disait qu'on n'a pas le droit de présupposer la bonté et la perfection de l'homme. Sa réflexion m'invite à ne pas décharger sur les autres les conséquences de ma propre action. Je prend dès lors, le parti de le rappeler : Jean-Michel Fourgous n'a pas craint de faire retirer son nom en 2007, d'un document qui proposait de rétablir la peine de mort pour les auteurs d'acte de terrorisme. A l'heure où, dans la famille socialiste, on jaspine sur la responsabilité de Hollande, de Valls ou des « frondeurs » face à l'effondrement du parti, n'est-il pas rassurant de voir un homme politique se reconnaître des défaillances communes avec les autres hommes en admettant qu'il s'est trompé ? Ainsi, Jean-Michel Fourgous ne veille pas sur la flamme d'une pure doctrine droitière afin qu'elle ne s'éteigne pas ; il se présente aux électeurs en homme responsable.
A propos de flamme, quittons l’Allemagne et ses philosophes pour regagner la France dont le peuple dit-on, est plus littéraire que celui des concitoyens de Martin Luther. Certes, Jean-Michel Fourgous est l'auteur de six livres qui ne relèvent ni du romans ni de la poésie ni des humanités. Il n'en n'est pas moins le partisan d'une économie de combat qui a fait dire à François Rabelais « les nerfs des batailles sont les pécunes ». Pour l'ancien député, il existe une bataille à remporter, celle de l'emploi ; elle doit se gagner en prêtant judicieusement du risque à l'épargnant et au contribuable argenté. Dans la loi du 26 juillet 2005 pour la confiance et la modernisation de l'économie, Jean-Michel Fourgous est l'auteur d'un amendement phare. En quelques mots, je dirai que cet amendement permet de faciliter aux gros épargnants un engagement dans des placements à risques, c'est-à-dire composés de 20% au moins de fonds risqués en actions d'entreprises. De même, il est à l'origine de l'amendement de la loi TEPA de 2007, lequel permet au contribuable assujetti à l'ISF, de diminuer une partie de son impôt en investissant au capital d'une PME. Cette mesure a permis à 73 249 contribuables d'injecter 660 millions d'euros dans le capital des PME en 2008. Jean-Michel Fourgous cherche donc les moyens de renouveler le financement de l'économie, il veut poser des actes qui comptent face au mal du temps, le chômage.
Luther, Rabelais et les pécunes me conduisent à la Renaissance, laquelle mène à l'Italie. Enjambant les âges, je salut la mémoire de Carlo Rosselli, socialiste, antifasciste italien, assassiné en 1937. « Le socialisme, disait-il, c’est quand la liberté arrive dans la vie des gens les plus pauvres ». Les élèves et les parents d'élèves des quartiers populaires le savent-ils ? Quand un établissement scolaire se dote d'appareils numériques pour les classes ils le doivent en partie à Jean-Michel Fourgous. Notre candidat à la députation est l'auteur d'un rapport sur la modernisation de l'école par le numérique que, le 25 août 2009, lui commanda le premier ministre François Fillon dans le cadre d'une mission auprès du ministre de l'Education nationale, Luc Chatel. Les conclusions dudit rapport on fait leur œuvre dans les collectivités préoccupées par l'instruction de nos enfants. Le savent-ils encore ? Jean-Michel Fourgous est un maire actif contre la réforme des rythmes scolaires. L'élu a ainsi rassemblé autour de lui un collectif de maires contre ladite réforme. Alors ministre de l’Éducation nationale, Benoît Hamon a donc dû autoriser un assouplissement dans la mise en œuvre des nouveaux rythmes scolaires, un assouplissement qui n'a pas marqué la fin du combat du maire d'Elancourt, Jean-Michel Fourgous : le 18 mai 2015, le Syndicat des Inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN) dresse un bilan négatif de la réforme devant l'Inspection générale de l’Éducation nationale (IGEN) !
En résumé de mes propos ci-devants, la vérité, la réalité et l'idéal donne figure à un homme de droite qui, beaucoup plus que ne voudrait le reconnaître l'homme de gauche, met l'homme au centre de ses préoccupations. Ses engagements témoignent du débat permanent des mouvements libéraux et néo-gaullistes qui constituent la droite républicaine. On pourrait ainsi dire que chez Jean-Michel Fourgous il y a autant le désir de moderniser la France, qui fait de lui un gaulliste libéral, que le refus de voir la société comme nécessairement porteuse de progrès, qui fait de lui un républicain conservateur. Ainsi, peut-on signaler que dans la ville du premier ministre Edouard Philippe, le Havre, Léon Gambetta tint le 18 avril 1872 un discours qui satisferait certainement Jean-Michel Fourgous : « … il n'y a pas de remède social, parce qu'il n'y a pas une question sociale... Il n'y a pas, je le répète, de panacée sociale, il y a tous les jours un progrès à faire, mais non pas de solution immédiate, définitive et complète. » Pour mémoire, je le rappel, en 1872 le projet de la République sociale n'avait encore pris ni ses marques ni son envole, il est alors amusant de souligner que le « Jaurès d'avant Jaurès », dont la statue a été érigée à Trappes par le maire Guy Malandain, sous l'égide de Benoît Hamon, défendait justement la politique de Gambetta. Au titre de quelle expertise locale devrais-je dès-lors faire barrage à Jean-Michel Fourgous à la législative de Trappes ? Je n'en vois guère que des sectaires qui, faces au raz de marée du mouvement d'Emmanuel Macron aux élections législatives, font oublier le mot de Pierre Mendès-France, le moins gaullien des figures tutélaires de la gauche : « un plébiscite, ça se combat ». Le 18 juin, je voterai donc pour Jean-Michel Fourgous et sa suppléante centriste, Sonia Brau première adjointe au maire de Saint-Cyr-l'Ecole et conseillère départementale des Yvelines.
Un hommage républicain n'est
qu'un rituel religieux s'il n'est destiné qu'à expulser des
démons ; une statue ne demeure qu'un morceau de bronze si les
mots choisis pour l'éclairer ne sont pas lumineux. J'ai adressé un
courriel au maire de Trappes, Guy Malandain le 8 janvier 2016. A ce
jour, ce courriel est toujours sans réponse ; en le relisant, je
m'interroge : suis-je l'élu d'une ville où plus rien ne fascine autant la gauche que de se contempler dans les médias et à désespérer de ne pouvoir rattraper sa propre image ?
Courriel du 8 janvier
2016 au maire de Trappes, Guy Malandain.
Monsieur
le maire,
Je
transmet à la bienveillante diligence de votre directeur de cabinet,
Monsieur Bouchereau le soin de vous faire part de ma profonde
tristesse, depuis un an et plus, de ne pas avoir vu corriger par vos
services une inexactitude qui pourrait couvrir de ridicule Trappes et
se habitants, ses élus et son maire si nous n'y prenons garde ;
je parle de la citation rapportée à l'entrée Sud de la mairie qui
affuble le normalien Jean Jaurès d'une maîtrise approximative de
l'expression française, et témoigne d'une pensée unilatérale
contraire à son éclectisme de génie.
N'étant
moi-même ni normalien, ni bachelier ni même détenteur du
remarquable Certificat d'études je ne me livrerai pas ici à un
inutile exposé à votre endroit sur la règle d'usage des pronoms
relatifs, du singulier et du pluriel. Je peux en revanche, en tant
que jaurésien amateur, vous faire savoir que l'exacte extrait de
l'article donné le 24 octobre 1887 par Jean Jaurès à la
Dépêche de Toulouse sous le titre de « Lettre à Jacques
Balfet », est du point de vue de la grammaire, de la sémantique
et en fin de compte de sa hauteur d'âme, tragiquement différent de
celui de Trappes. Je cite : « Je n'ai jamais séparé la
République des
idées de
justice sociale, sans lesquelles elle
n'est qu'un mot ».
Avec
l'espoir d'amorcer par ce billet la juste réparation d'un hommage de
Trappes et de ses habitants aux idéaux du grand Jaurès, je vous
prie d'accepter, Monsieur le maire, avec mes vœux républicains et
fraternels de nouvel an, l'expression de ma parfaite considération.
Au moment où je livre ces lignes le site internet de la mairie de Trappes n'a toujours pas informé les internautes d'un événement qui concerne pourtant les nombreux sportifs, clubs et associations de la ville ainsi que tous les habitants (enfants, jeunes, adultes, aînés) pratiquants ou non d'un sport : les 50 ans de l'Office Municipal des Sports (OMS).
Je laisse aux Trappistes, du moins à ceux qui aiment résoudre les énigmes, le soin de percer le mystère de l'apparente indifférence de la municipalité pour cet événement.
Qu'il me soit alors permis de relater ici l'honneur que m'a fait la direction de l'Office Municipal des Sports (OMS) de Trappes. Je retranscris donc l'éditorial qu'elle m'a demandée de rédiger pour le numéro 50 de son bulletin consacré à ce cinquantième anniversaire.
Venez nombreux car cet événement est ouvert à toutes et à tous, sportifs ou non !
« Si l'OMS n'existait pas il faudrait l'inventer. Il témoigne, si je puis dire, du meilleur dans le mouvement sportif : le lien aux autres par le fait associatif, et, le sport, comme activité du temps libre, de l'éducation et de la santé qui, le temps de la pratique, émancipe momentanément du quotidien.
Une libération qui n'interdit pas de délirer sous les projecteurs en s'imaginant, le temps d'un match, être un grand champion, et pourquoi pas « le petit Prince du Parc Astrid », Franky Vercauteren, né à Molenbeek ?
Oui, le sport ne peut être dissocié du social et du politique. A condition toutefois de ne pas faire porter aux associations des responsabilités qui relèvent des politiques publiques ni de culpabiliser les bonnes volontés du sport de l'échec de cette politique ! A le dire, il est juste décidément de critiquer la République des « valeurs » qui, progressivement, efface la remise en cause des inégalités sociales au profit de choix qui légitiment dans le sport une hiérarchie sociale, fondée sur le mérite, la compétition sportive et ses mises en scène.
Prenons-y garde ! L'OMS de Bernard Hugo en 1967 comme celui de Gérald Monniot en 2017 s'inscrit dans la volonté de faire vivre le sport dans la Cité.
Une continuité d'action qui traduit toute la passion de ses bénévoles en faveur du sport pour tous. Car si la République des « valeurs » veut faire des Trappistes de dociles enfants de la démocratie, ils n'en demeurent pas moins ceux de l'impossible quête de l'égalité.
On dit que les voleurs de grands chemins demandent « la bourse ou la vie » à ceux qu'ils attaquent. C'est ainsi du moins qu'ont les faits parler au théâtre ; c'est ainsi au moins que Marine Le Pen voudrait séduire les électeurs : « Contre la droite du fric et la gauche du fric, je suis la candidate de la France du peuple », la bourse ou la vie ! Comme un éclair sur mon vote du second tour de l'élection présidentielle le 7 mai prochain, je retranscris l'allocution que m'autorisa la sénatrice PS des Yvelines Catherine Tasca alors ministre de la culture de Lionel Jospin et député suppléé à l'Assemblée nationale par le maire de Trappes Guy Malandain. Ainsi, au matin du 1er mai 2002, contre le candidat du Front national à la présidentielle, Catherine Tasca convoqua les forces locales « de progrès » à la base de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines. Jacques Pastrie, responsable local du mouvement de Jean-Pierre Chevènement, m'y présenta au titre de « jeune de Trappes » non sans malice ; j'avais 34 ans mais à ses yeux l'espoir indéfectible que le peuple ne succombe pas aux sirènes qui se profilaient alors.A l'adresse des jeunes générations, je le rappelle pour mémoire, l'éviction du premier ministre socialiste Lionel Jospin par le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen, au premier tour de l'élection présidentielle, fut « comme un coup de tonnerre » le 21 avril 2002. Il s'en est suivi, contre le candidat d'extrême droite, l'une des manifestions les plus importante du 1er mai à Paris et en province. Ce mouvement populaire présagea la victoire écrasante du président de droite sortant Jacques Chirac, au second tour de l'élection présidentielle, par 82,21 % des suffrages le 5 mai.
Mon allocution au meeting Catherine Tasca de la base de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines, le 1er mai 2002.
« L'heure est au rassemblement pour dire encore une fois notre conviction : il n'y a pas de commune mesure entre l'idéal républicain et l'extrême droite.
Tout ne se vaut pas !
Des milliers de citoyens l'on rappelé le 21 avril 2002.
Il y sont parvenus en nous faisant éprouver un sentiment que sans doute éprouvent-ils eux-mêmes tant leur choix politique semble démontrer qu'ils sont acculés.
Ce sentiment est la honte.
Nous en sortirons quand les thèses de l'extrême droite ne seront plus à l'esprit de nos concitoyens qui vivent en milieu populaire.
J'aimerais pouvoir les convaincre d'abandonner ces thèses en deux mots : mouvement social.
Peut-être me comprendront-ils mieux si j'en appel au témoignage d'un citoyen d'un pays qui a connu la pire des expériences d'extrême droite, l'Allemagne.
Écoutons le :
« L’Allemagne ne connaît pas le droit à la révolte, action qui est tout de suite considérée comme un acte criminel.
Cette révolte qui a souvent été le moteur de transformations sociales, cette possibilité de révoltes sociales, a été refoulée à cause du national socialisme, cette monstruosité qui a culminé à Auschwitz.
Ainsi, nous avons une démocratie sans histoire de luttes pour la démocratie, ce qui veut dire sans histoire de confrontations sociales.
L'Allemagne a toujours besoin d'un consensus. »
Ces propos sont de Joska Fischer, leader des Verts allemands et actuel ministre des affaires étrangères du gouvernement Shröder.
Ces propos me donnent envie de dire aux classes populaires, qu'un pays qui arrive à sortir de l'expérience de l'extrême droite reste longtemps terrorisé par la moindre revendication sociale et politique.
Ils me donnent envie de leur dire encore que si en tant que co-souverains de la République ils ont, par le suffrage universel, le pouvoir d'attirer l'attention de leurs concitoyens, ils ont aussi la liberté de ne pas choisir la politique du pire.
Nous devons enfin leur dire que s'ils n'ont plus confiance en nous, gens de gauche, nous nous avons toujours confiance en eux.
Car nous savons qu'ils sont à l'origine de nos convictions, qui, toujours, nous feront espérer pour eux cette force qu'évoquait le poète Lamartine.
Comme ce grand ancêtre de la République, nous savons que cette force permet aux petits de dire aux puissants, droit dans les yeux : « Tu as un jour pour être juste, moi j'ai l'éternité. » »
Épilogue :
Jean Jaurès l'a dit : « Créer la démocratie en la dépassant a été, durant un grand siècle tourmenté et fécond, l’œuvre de la classe ouvrière. »
Par fidélité à ce que j'ai pensé et dit il y a quinze ans, je voterai pour Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle de 2017 comme je le fis pour Jacques Chirac en 2002 ; une position qui me fait prendre congé de Jean Lassalle dont la décision de voter blanc confine à l'oubli la pensée la plus concrète comme celle de Jacques Ellule : « Aujourd'hui (…) la loi de la politique est l'efficacité. Ce n'est pas le meilleur qui gagne, c'est le plus puissant, le plus habile. » Marine Le Pen me semble trop habile et trop puissante pour que je m'évite de voter pour son adversaire le 7 mai prochain.
Il se trouve néanmoins, en ce printemps 2017, que les mouvements libéraux et néo-gaullistes de la droite républicaine volent au secours de la démocratie française voulue par la classe ouvrière. Comme pour offrir un troisième tour à l'élection présidentielle j'accorderai mon suffrage au candidat de cette droite républicaine à l'élection législative de juin, Jean-Michel Fourgous.
En effet, l'extrême droite de Marine Le Pen doit trop de sa vigueur à la gauche de Emmanuel Macron et de Benoît Hamon qui, en inaugurant une « troisième voie », est devenue le pompier-pyromane de la démocratie. A ce propos, je livre un extrait saisissant du journal suisse Zeit-Fragen en 2010, qui évoque cette gauche et l'inspirateur de sa « troisième voie », le sociologue britannique Antony Giddens. Je cite : « Après la chute du Mur, les gauches européennes ne se sont guère manifestées. Puis elles se sont enthousiasmées pour la globalisation, pour la troisième voie d'Antony Giddens: on allait vers la « prospérité pour tous », surtout pour les habitants du Tiers Monde. Après une brève lutte, on en arriverait à un gouvernement mondial trotskiste. Le credo consistait à dissoudre petit à petit les États nations. On n'a pas demandé l'avis des peuples. On n'a pas dit non plus que cette évolution se produisait dans l'ombre et pour le compte de l'Empire. »
Ainsi, tout semble se passer comme si les idéaux de Marine Le Pen, de Emmanuel Macron et de Benoît Hamon devaient participer à cette étrange économie circulaire des idées où les uns produisent de mauvaises analyses dont les autres extraient le mécontentement afin de produire à leurs tours de mauvaises analyses... Je me rassure en me retournant vers Georges Pompidou : « Dans la vie des nations alterne la grandeur et la médiocrité. » Rien ne saurait donc être considéré comme perdu.